DIAGNOSTIC — ICTÈRES AVEC ANÉMIE
rigine hépatique pouvant s'accompagner non seulement
-d'hypoglobulie avec réaction myéloïde et d’hématies granuleuses, mais encore, quoique exceptionnellement, d’auto-agglutination des hématies. Dans ces cas même persiste un caractère différentiel primordial, l'absence de fragilité globulaire.
Par ailleurs si dans ces cas d’ictère avec anémie la résistance globulaire ne s'est jamais montrée abaissée, elle ne nous à paru quexceptionnellement augmentée (2 cas sur 14). Le plus souvent nous l’avons trouvée normale et
nos résultats diffèrent en ce point encore de ceux obtenus par M. Ribierre (1), qui avait observé que le simple ictère chronique par rétention semble moins augmenter la résistance globulaire que l’ictère dans l’évolution duquel interviennent les phénomènes d'insuffisance hépatique.
En résumé l'étude du sang dans les ictères hépatiques nous montre tantôt; et surtout dans l’ictère catarrhal, des caractères exactement opposés à ceux desictères hémolytiques : pas d'anémie, résistance globulaire augmentée : tantôt, et plus fréquemment croyons-nous, pas d'anémie mais résistance globulaire normale ; tantôt enfin,et surtout chez les cachectiques, l’anémie existe et s'accompagne de granulation des hématies, mais la résistance globulaire reste invariablement normale, tandis qu’elle est toujours, au moins momentanément, diminuée dans les cas les plus frustes d’ictère hémolytique acquis.
Parmi les ictères hépatiques il en est certains quise rapprochent beaucoup des ictères hémolytiques et dont la pathogénie a été particulièrement discutée ; ce sont la cholémie et lesictères infectieux splénomégaliques de M. Hayem dont seule l’étude hématologique permet de préciser les rapports avec les ictères d'origine sanguine.