RIBIERRE. Thèse de Paris
114 DIAGNOSTIC — CHOLÉMIE
EEE RE ER OR EE ra Cholémie
M. Gilbert et ses élèves ont appelé cholémiques certains sujets, subictériques depuis leur enfance et dans la famille desquels existent de nombreux ‘antécédents biliaires. M. Gilbert (1) a semblé penser que chez tout cholémique existait un processus hémolytique atténué ; telie n’est pas notre opinion. Sans doute parmiles malades que cliniquement on considère comme des cholémiques, il en est que l'examen hématologique permet de ranger parmi les ictères hémolytiques congénitaux (2), maïs, ces cas exceptionnels élant mis à part, le type clinique décrit par M. Gilbert n’en subsiste pas moins sans que dans sa pathogénie intervienne la fragilité globulaire.
Dans ces cas de cholémie les caractères du sang sont tout différents de ceux que l’on trouve dans les ictères hémolytiques : le nombre des globules rouges est normal, parfois même augmenté ; il n'y a pas de signes de réaction médullaire, pas d'hématies granuleuses en quantité anormale ; jamais n’existe de fragililé globulaire.
Ilen élaitainsichez un maladeatleint d’ictère acholurique congénital dont M.Widal avait rapporté l'observation avec M. Ravaut (3) et quil a pu revoir avec M. Abrami(4) : il en était ainsi chez deux autres cholémiques que nous avons observés avec MM. Widalel Abrami(5),chez deux autresencore que nous avons étudiés äans le service de M. Le Gendre.
Aïnsi si cliniquement les sujets cholémiques se rapprochent par bien des points des ictères hémolytiques congénitaux, l'hématologie montre que les deux affections sont bien différentes.
1. GILBERT, LEREBOULEET et Herscner. Soc. médic. des H6pnit., 15 nov. 1907. <
2. Le GENDRE et BruLé. Soc. médic. des hôpit., 22 janv. 1900.