‹ Les Idées Coloniales des PhysiocratesChapitre 17 sur 34 · L’esclavage · texte numérisé non relu

L’esclavage

Pour l’abbé Raynal, l'esclavage ne doit pas être déraciné tout d’un coup : sur celte question, comme sur beaucoup d’autres, Raynal veut une politique opportune : on doit d’abord adoucir le sort des esclaves. Aussi l’a-t-on accusé injustement d’être responsable des malheurs de Saint-Domingue.

L’esclavage ne doit pas être déraciné tout d’un coup. « Il serait beau de n'’ailer chercher les hommes stupides et féroces que pour les éclairer sur leurs intérêts. Mais ce n’est point être coupable que de ne s'y point dévouer. » (65)

L'abbé Raynal n’a pas toujours soutenu le même point de vue sur le problème de l'esclavage. Dans l’histoire philosophique des Indes, poussé par un humanitarisme foreené, il demande la libération des esclaves. « En rendant à ces malheureux la liberté, ayez soin de les asservir à vos lois et à vos mœurs, de leur offrir vos superfluités, donnez-leur une patrie, des intérêts à combiner, des productions à faire naî-

(65) Abbé Raynal. Histoire philosophique, 1780, in-8°.

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