ACTE ni: ex II':. ME
M AD ami: al un av.
N'oilà une accusalion grave.
A laquelle vous ne croyez pas?
MADAMi: ALBRAV.
Dont je doute un peu.
TELLIER
Ainsi vous tenez cette dame pour une personne... qu'on peut recevoir?
MADAME AUBRAV.
Apparemment.
TELLIER
Depuis?...
MADAME AUBRAY
Depuis que je la rerois.
Ce n'est pas vieux alors; mais, moi qui la connais depuis plus longtemps, je puis et je dois vous dire qui elle est...
MADAME AUBIIAV.
Dites.
TELLIER
C'est une ancienne ouvrière, fille d'ouvriers d'une moralité faible. Elle n'a jamais été mariée; elle a un enfant...
MADAME AUBRAY
Dont vous connaissez le père, peut-être?
TE LLIER.
Dont je connais le père, qui a Fhonneur d'être de vos amis.
Ce n'est pas sûr.
TELLIER, blessé.
Madame, cet ami...
Ne le nommez pas; il est peut-être marié. Inutile de le compromettre, inutile surtout qu'il se compromette lui-même, en me faisant, si je le questionnais, ou un mensonge, ou un* aveu plus coupable encore qu'un mensonge.
TELLIER
Cependant, madame, vous ne pouvez forcer cet ami à se trouver, et surtout à faire trouver sa femme, même chez vous, avec une personne...
MADAME AUBRAY
Je ne force qui que ce soit à venir me voir, mais je reçois qui bon me semble. Je ne veux pas juger votre ami dont je ne saurai jamais le nom, mais vous pouvez lui répéter notre conversation, et, s'il est dans les mêmes principes que vous, j'aurai perdu l'honneur de ses visites et de celles de sa femme, ce dont je me consolerai en pensant que nous ne nous entendons pas sur les questions de morale, ni même sur les questions de convenances.
TELLIER
Je ferai votre commission, madame, et il se le tiendra pour (lit. Au revoir, madame.
MADAME AUBRAY
Adieu, monsieur.