SCÈNE V
Les Mêmes, JEANNINE.
J E ANNI N E, s'approchant de madame Aiibray et s'agenouillan'. h demi en lui prenant la main.
Pcirdonnez-moi, madame, les émotions que je vous ai données depuis une lieure et le chagrin que je vous cau^e en échange des bontés que vous avez eues p.our moi. Je vous affirme que ma volonté n'y est pour rien. Les événements nous ont entraînés, votre fils et moi; mais, en lui conseillant la démarche qu'il a faite, je prévoyais votre réponse.
MADAME AUBRAV.
Ma réponse a modifié les projets de Camille, mais non ses sentiments. 11 ne peut être votre époux, mais j'espère qu'un jour il pourra être votre ami. En attendant, il est très-malheureux.
3EAXNINE.
Moi, je ne me plaindrai pas. Je n'ai pas le droit do me plaindre, bien que mon malheur me vienne de vous, madame, bien plus que son malheur ne lui vient de moi.