Pascal, qui n'aime pas Montaigne
le ]jrend au mot cl s'écrie : « Le sol projel que Montaigne a eu de se peindre! » Voltaire [Remarque il sur
les Peiuces de Pascal) répond très bien ù l'un et à l'autre : « Le charmant projet que Montaigne a eu de se peindre naivenicnl, comme il a fait !
car il peint la nature humaine. Si Nicole cl Malebranche avaient toujours parlé d'eux-mêmes, ils n'auraient p;Ls rcMissi. Mais un gentilhomme campagnanl du temps de Henri 111, qui est savant dans un siècle d'ignorance, liliilosophe parmi les fanatiques, et qui peint sous son nom nos faiblesses et nos folies, est un homme qui sera toujours aimé. » Le dessein de Montaigne n'est donc pas si farouche et extravagant.
■i. Pourtraire, tracer un portrait, trait pour trait.