Volontii, bonne volonté, bienveillance, affection
5. '! Je ne puis lire qu'avec les larmes aux yeux (dans les Essais île Montaigne) ce que dit le maréchal de Montluc du regret quil a de ne s"étrc pas communiqué à son fils et de lui avoir laissé ignorer la tendresse qu'il avait pour lui. C'est à M""» d'Eslissic, De ramoiir des jKres envrrx leurs enfants. Mon Dieu que ce livre est plein de bon sens ! ■> (M""= de Sévigné, Lettre « M"" de Grif/nan, 6 oct. 1679, t. VI, édit. Hachette.)
Montaigne, dans tout ce chapitre, semble s'être parfois inspiré des sentiments de tendresse paternelle qui ïègnent dans V Heautontimorunienos (le père qui se punit lui-même) de Té-
rcnce. Là aussi Clirémès, un père trop dur pour scin (ils, se reproche anièieruent ce qu'il appelle ses cruautés :
Il Mon fils unique qui devrait user de mes biens comme moi, et plus que luoi. puisqu'il est dans l'âge d'en jouir, (c'est bien la thèse de Moutuigne;, ji> l'aurai chassé et rendu malheureux par mon injustice '. Je me croirais digne de tous les supplices, si je continuais une telle vie. Tant qu'il sera dans la misère, éloigné de sa patrie par ma dureté, je le vengerai sur moi-même...
n m'a semblé que je serais un peu moins injuste en me rendant malheureux ! » (Acte I", se. I".)