‹ Les idées de Rabelais & de Montaigne sur l'éducationChapitre 3 sur 307 · Elle avait reçu le titre de ftliiainée de la royauté · texte numérisé non relu

Elle avait reçu le titre de ftliiainée de la royauté

4. Pendant le grand schisme d'Occident, VUnioersité de Paris avait luènio aspiré un instant à devenir l'arbitre de la papaulé.

INTRODUCTION. n

rinjonclion au portier et srens de service de se tenir à la disposition des régents pour les punitions corporelles.

Sans doute ce fut un pro£rrès que « l'éducation de la jeunesse, si longtemps réglée par le chef de l'Eglise, rentrât sous la compétence du magistrat civil ; que la haute direction passât du souverain pontife au roi et à son parlement ' . » Ce n'était plus un cardinal, légat du pape, comme pour la réforme opérée sous Louis XI. qui en promulguait les statuts, et Henri lY ramenait heureusement l'Université sous son autorité. Mais si nous voyons dans cette réforme le profit du pouvoir royal, celui de l'Université paraît médiocre. Ce qui est constant, c'est que deux réformes officielles, à plus d'un siècle de distance, ne l'ont pu dégager des traditions monacales et scolastiques du moyen âge.

La Réforme de 1598, avec la prétention de reformer, n'avait fait que repeupler les collèges. Quatre ans auparavant, après la journée des Barricades, de ces maisons, les plus heureuses, avaient été fermées, la plupart mises au pillage, occupées par des soldats de toutes nations.

Ce n'est pas seulement d'Auhray, dans sa harangue aux Etats de la Ligue % qui s'écrie: « Où est l'honneur de nostre Université ? Où sont les collèges ? Où sont les escoliers ? Où sont les leçons puhliques où l'on accourait de toutes les parties du monde ? » Un contemporain fait entendre des lamentations semhlahles : (( Où retentissait autrefois la parole élégante des maîtres de la jeunesse, on n'entendait plus que les voix discordantes des soldiits étranges (étrangers), les bêlements des brebis, les mugissements des bœufs ^ !... »

L'Université, rendue à elle-même, n'avait donc fait que retrouver la paix matérielle restituée au royaume tout entier, mais écoliers et maîtres, astreints à une plus rigoureuse discipline, sous l'œil d'un pouvoir jaloux, continuent cà s'agiter surplace, dans l'impuissance, les premiers réclamant leurs bruyantes fêtes scolaires, les seconds incapables

1. Ch. Jourdain, ouvrage déjà cité. 1 3. Cité par du Boulay. Voir Cli. Jour-

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