Satire Ménippée, I dain, ouvrage cilé plus haut
de vivre entre eux sans rivalités jalouses et polémiques misérables '.
Un fait éloquent suffit à prouver quel était encore en 1G03, cinq ans après la promulgation de l'Edit de Nantes, l'esprit timoré et arriéré de l'Université de Paris. Un de ses libraires était mandé, admonesté et menacé par le Recteur pour avoir songé à publier le livre de la Sagesse de Charron !
Nous voulons bien croire que ce Recteur tremblât sous la surveillance des jésuites rentrés en grâce cette année même, il n'en est pas moins vrai que du quinzième siècle au moment même où s'ouvre le dix-septième siècle, l'Université de Paris a souvent entravé, n'a jamais favorisé les progrès et l'émancipation des intelligences.
^"^ Aussi n'est-ce pas seulement le regret mélancolique du temps passé, si naturel aux vieillards, c'est l'exacte vérité qui semble inspirer un douloureux retour sur ses belles années à un des rares survivants du seizième siècle, à Et. Pasquier, dans ses Recherches sur l'Université de Paris^ : (( Et toutesfois, o mal-heur ! (il faut que ceste parole à mon grand regret m'eschape) soit ou qu'en l'ancienneté de mon aage, par un jugement chagrin du vieillard, toutes choses du temps présent me déplaisent, pour extoUer celles du passé, ou que sous ceste grande voûte du ciel, il n'y ait rien, lequel venu à sa perfection , ne décline puis après naturellement jusques à son dernier période ; je trouve bien quelques fiammesches, mais non ceste grande splendeur d'estudes qui reluisoit pendant ma jeunesse, et à peu dire je cherche l'Université dedans F Université^ sans la retrouver Face Dieu par sa saincle grâce, qu'on la voye
quelque temps reflorir comme auparavant, à l'honneur de luy, exaltation de son Eglise, ornement de la France, ainçois de toute la Chrestienté. »
Est-ce à dire qu'en dehors, à côté, ou même parfois au