‹ Les idées de Rabelais & de Montaigne sur l'éducationChapitre 42 sur 307 · Traits, cordages du vaisseau · texte numérisé non relu

Traits, cordages du vaisseau

(i. Branc'/iiars. vergues.

r.ARGAXTUA.

les boulines

'l)oussolo, conlreventoit les boulines', bentloit lo gouvcrnuil.

i Issaot de l'eaiie, roidoment-, montoit encontre la montaigne,

et devalloit aussi franchement, gravoit-^ es arbres comme un

bhat, saultoit de l'une en l'aultre comme un escurieux^, abatoit

|es gros rameaux comme un aultre Milo^ : avec deux poignards cer-A^yrt

îsserés et deux poinsons esprouvés montoit au liault d'une mai- ^^^ A^

^n comme un rat, descendoit puis du liauIt en bas en telle

domposition des membres^ que de la cliente n'estoit aulcune-

ifietit grevé. Jectoit le dard, la barre', la pierre, la javeline,

IVspieu, la balebarde, enfonçoit l'arc, bandoit es reins les fortes

arbalosles de passe', visoit de l'arquebouse à l'œil, alTeustoit^

bi canon, tiroit à la bulte'", aii papeguay*', du bas en mont,

d'amont en val'-, devant, de coslé, en arrière '', comme les

Pi^tîiësl^ I

On lui attachoit un cable eu quelque liaulte tour, pendant en terre : par iceluy avec deux mains montoit; puis devaloit si roidement et si asseurement que plus ne pourriez parmy un pré bien eguallé. On lui mettoit une grosse perclie appuyée ti deux arbres; à icelle se peudoit par les mains, et d'icelle alloit et vfmoit sans des pieds à rien toucher, qu'à grande course on ne Teust peu aconcevoir ' "^

Et pour s'exercer le thorax et poulmons, crioit comme tous les diables. Je l'ouy une fois appellant Euderaon, depuis la porte

1. Contrcventoit les boiiline.1. Teni]re les voiles an plus près ilu vent. La bnnline est une conle qui tient la voile rie h\n\f.uMAMJ ■& v-^i-^haf-'k Ci^'

'i. Hoifli'nu'iit. avoo vipruour.

;>. (iravoit. gravissait, montait.

{. lisciiriciix. êeureuil.

."). L'athlète Milon de Crotone qui tuait un ba-uf d'un coup de poing et lo même jour le mangeait tout entier.

On sait qu'il périt victime de sa force, les mains piises ilans un chêne, dévore par les bétes fauves.

'î. Avci;» des luembrcs si forts, si dispos. / L/j

7. Bai-re. Ce jeu consiste à ficher en terre une barre lourde et pointue d'un côté qu'on a lancée en l'air.

8. Arbalexte de passe , un arc immense monté sur une machine de bois que bandaient quatre ou cinq hommes pour lancer des javelots de cinq ou six pied» de long. Lapaxxe serait cet arbre, cett£ machine de bois: selon d'autres.

\:ij}a$se ou pake serait l'engin luim^iie qui sert â tendre l'arbalèle. Gar-

gantua montait l'arbalète, aidé de la seule puissance de ses reins et de ses bras.

9. Affeiixter. affûter . dresser sur •'affût, disposer pour le l'r.

10. liiitte, c'est le massif de terre où l'on place le but pour viser et tirer.

11. Papeyiiai/ oa papegaiit ; ancien nom du perroquet. Oiseau de bois ou de carton mis au bout d'une perche pour servir de but à ceux qui disputent le prix du tir.

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