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2. Uc lii hienfiiisnntp, faiiionse el céli'bro académiû que l'on appelle Lu- Um;c.
:}. Nous traversons la Seine an i) tint cl il la lomhéc du jour, nous nous IH'oincnons par les rues el les carre- Inurs de la ville ; nous écuiiions le langage latin, et. en vrais amoureux, captons la bienveillance du sexe féminin, qui juge tout, de toute forme cl de toute espèce. Puis allons boire aux tavernes renommées de la Pomme de
pin. du Caslel. de la .Madeleine et île la Mule; [mancçcr| belles épaules de mouton, piquées (le persil, el si. i>ar frrnnd hasard, il y a rareté ou pénurie d'argent en nos bourses, et qu'elles soient épuisées de niélal monnaye, pour l'é'ol. nous abandonnons nos livres cl vêtements en gage, en attendant la venue des messagers de nos pénales et lares |)alernels.
i. Seigneur, non, car très volontiers, dès qu'il luit quelque petite tranche (rayon) du jour, je me Irans-
gruel, qu'ost ce que veult dire ce fol? Je croy qu'il dous furgc icy quelque langaige diabolicque, et qu'il nous charme comme eucliauteur. » A quoy dist UQ de ses geus : « Seigneur, sans nulle double, ce gallant veult contrefaire la langue des Parisiens-, mais il ne fait que escorclier lelalin, et cuide ainsi piudariser ^, et luy semble bien qu'il est quelque grand orateur ou françois, parce qu'il dédaigne l'usauce commune de parler.» A quoy dist Pantagruel : « Est il vray? » L'escolier respoudit : « Segiior missayre, mon génie n'est poinct apte nale à ce que dit ce llagitiosc nebulon, pour escorter la cuticule de nostre veruacule gallique; mais vicoversement je gnave opère, et par vêles et rames je me enite de le locupleter de la redondance latinicomc-. — Par Dieu, dist Pantagruel, je vous apprendray à parler. .Mais devant^, responds moy : dond * es tu ? » A quoy dist l'escolier : « L'origine primeve de mes aves et ataves fut indigène des régions Lemoviques, oii requicsce le corpore de l'agiotate sainct Martiale — J'entends bien, dist Pantagruel; tu es Limousin, p.our tout potaige*^: et tu veulx icy contrefaire le Parisien. Or viens cza, que jo te donne un tour de pigne. » Lors le print à la gorge, luy (lisant : « ïu escorclies le latin; par sainct Jean, je le feray escorclier le renard', car je t'escorclieray tout vif. » Lors comniença le pauvre Limousin à dire : « Vée dicou ! gentilastre, lio sainct .Marsault, adiouda my; liau, liau, laissas à quo, au nom de Dious, et ne me touquas grou*. » A quoy dist Pantagruel : « A ceste heure parles tu naturellement. » Et ainsi le laissa, car le
porte en quelqu'un de ces monastères si bien bâtis, et là. m'arrosant fie belle eau lustrale 'bénite), je grignotte (marmotte) un morceau de quelque prière de la messe de nos curés. Et. murmurant mes petites prières d'heures, je lave et puriûe mou àme de ses souillures nocturnes. Je révère les habitants de l'Olympe (les anges). Je vénère, avec un culte particulier. TEternel qui régit Ips astres. J'aime et chéris mon prociiain. J'observe les prescriptions du Décalogue, et, selon la puissance de mes forces, je ne m'en écarte pas la largeur d'un ongle. Il est bien vrai que. parce que Mammone (dieu de la richesse ) ne déborde pas dans mes poches, je donne assez rarement et maigrement l'aumùne à ces indigents mendiant la charité de porte en porte.