partie, chap. V, p
rable accueil de son petit-fils, le duc de Bourgogne, dont l'entourage, composé de Fénelon, son précepteur, du duc de Beauvilliers, son gouverneur, du duc de Chevreuse et du duc de Saint-Simon, formait un foyer de réaction contre la politique du grand Roi.
Nous avons conservé de Fénelon des Plans de gouvernement concertés avec le duc de Chevreuse poar être proposés au duc de Bourgogne, qui datent de novembre 1711. Ce ne sont que des notes brèves, comme un résumé, peut-être de leçons développées de vive voix. Dans le paragraphe consacré à l’adminisiration intérieure du Royaume (1), l'évêque s’inspire surtout de la constitution du Languedoc, dont il préconise la généralisation. « On n’y est pas moins soumis qu'ailleurs, dit-il, on y est moins épuisé ». Il conseille donc l'établissement dans toutes les provinces d'Etats particuliers et d’assiettes, pour la répartition de l’impôt, suivant le cadastre. Le pouvoir central n'aurait comme agents auprès de ces assemblées que des militaires, dont le rôle se bornerait sans doute à garantir le bon ordre et la soumission des peuples: leurs circonscriptions, plus réduites en étendue, seraient plus nombreuses que les gouvernements, une vingtaine au moins. « Point d'intendants ; missi dominici seulement de temps en