‹ Les Idées de Turgot La Décentralisation AdministrativeChapitre 23 sur 98 · RATE · texte numérisé non relu

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Polysynodie, auquel d’Argenson faisait sans doute allusion quand il écrivait: QIÏl a annoncé ses idées d’un ton emphatique et a cru que pour être bien entendu, il avait besoin de mots nouveaux et d’une orthographe extraordinaire. » — Le gouvernement par les conseils y est présenté comme préférable à tous, parce qu'il évite l'arbitraire, garantit la recherche du bien public, en groupant et confrontant les intérêts particuliers — lesquels sont essentiellement opposés, sinon ils deviendraient des intérêts communs — et en réunissant un grand nombre de lumières. Le règlement de toutes les questions, en toutes les matières, et à tous les degrés, leur serait confié. Je ne cite pas ce projet, qui reposait sur des principes de politique fort hardis pour l’époque, comme un plan pratiquement réalisable, mais comme le symptôme du courant d’idées qui commençait déjà à se faire sentir, et comme une théorie qui n’a pas été sans influer sur l’opinion du

siècle.

La même attitude de théoricien, qui parle dans l’abstrait plutôt qu’il ne s’occupe de l’administration du Royaume, appartient au comte de Boulainvilliers. Ce n’était pas un étranger pour la petite cour du duc de Bourgogne : il avait dressé pour le futur souverain un État de la France(1) d’après les rapports des

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