Condorcet, op. rit., p
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cluait que là où l'intérêt des particuliers est précisément le même que l'intérêt général, ce qu’on peut faire de mieux est de laisser chaque homme libre de faire ce qu’il veut. Or il est impossible que dans le commerce abandonné à lui-même, l'intérêt particulier ne concoure pas avec l'intérêt général » (x). Sa devise favorite était « Laissez faire, laissez passer ». Turgot fit en sa compagnie, pendant deux ans, des voyages d’études industrielles et commerciales. En 1955 (2), il visita La Rochelle, Bordeaux, Montauban, le reste de la Guyenne et Bayonne ; en 1956, il suivit le cours de la Loire, d'Orléans à Nantes, et longea la côte de Bretagne. Il rapporta des notes qui n’ont pas été retrouvées, sans doute parce qu'il les avait remises à son maître et ami. Quand celui-ci mourut, il lui rendit hommage dans un éloge, où il atiribue « à la chaleur vive avec laquelle il cherchait à tourner du côté de l’étude du commerce et de l’économie politique tous les talents qu’il pouvait connaître et à la facilité avec laquelle il communiquait toutes les lumières qu’il avait acquises », une grande part du mouvement qui marqua la fin du xvin siècle en faveur des questions économiques (3). En s’exprimant ainsi, le futur contrôleur général acquittait une dette de reconnaissance envers celui qui lui inspira les grands édits de 1976.
1. Eloge de M. de Gournay, édit. Schelle, t. I, p. 602. 2. Ibid., p. 613.