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bilan de ce commerce entre la Terre et l’homme : au début de son exploitation l’homme fait des avances pour défricher, il lesirenouvelle chaque année pour conserver la terre en bonétat, la fumer, la nettoyer, l’ensemencer ; les récoltes lui rendent tout cela ; elles lui donnent de quoi se nourrir, se vétir, « vivre » en un mot, puisqu'elles lui permettent d’acheter les services de ceux qui mettent en œuvre ses produits, et fournissent « l’unique fonds des salaires que recçoivent tous les autres membres de la société en échange de leur travail ». La Terre est quitte dès ce moment, car elle a, sij’ose dire, remboursé les frais et payé le labeur. Et pourtant elle ajoute encore un supplément qui ne représente ni un intérêt ni un salaire : je l’ai déjà dit, c’est un cadeau de la Terre ; le fermier qui a recouvré ses frais et payé ses ouvriers, apporte encore au bailleur une somme dont il peut disposer, qui n’est nécessaire ni à son entreprise ni à sa subsistance, un superflu.
Il faut donc distinguer dans le produit brut ce qui est la récompense des apports et la part gratuite que Turgot, avec les Physiocrates, appelle /e produit net ; et dans celui-ci à son tour, la fraction que le fermier remet à la classe des artisans pour prix des vêtements, des outils, de la main-d'œuvre, et celle qui retourne au propriétaire. De même il convient de diviser la société en trois classes : celle des cultivateurs, appelée la classe productrice ; celle des arti-