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sa puissance pour se défendre, avec la tranquillité intérieure et enfin d'assurer l'indépendance des États qui n’ont pas une vaste étendue » (1). Il aurait, parait-il, désiré voir s’unir par les liens de la fédération tousles pays de même langue et de mêmes usages ; mais il exigeait que les charges fussent, chez tous, également réparties, et que, par un régime économique uniforme, le danger fût écarté de voir l’un d'eux développer sa prépondérance sur les autres à l'abri de l’enceinte commune. Ainsi, dans une lettre au D* Price sur les Constitutions américaines (2), il ne se montre guère satisfait de leur organisation. « Je ne vois pas, dit-il, une coalition, une fusion de toutes les parties, qui n’en fasse qu’un corps un et homogène. Ce n’est qu’une agrégation de parties toujours trop séparées et qui conservent toujoursunetendance àse diviser par la diversité de leurs lois,deleurs mœurs, de leurs opinions, par l'inégalité de leurs forces naturelles, plus encore par l'inégalité de leurs progrès ultérieurs ». Ainsi l’unité politique lui semblait avoir pour condition suffisante, mais nécessaire, un bon système fiscal, et une même vocation économique ; dans ce cas, la communauté d'intérêts étant garantie, on pouvait, on devait même laisser toute liberté aux droitsicorrespondants. Retenons ce prin-
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