Edit. Schelle, en note, t. I, p
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moine des particuliers, a des liens plus nombreux avec l’économie politique et doit demander à celle-ci des directions et des méthodes. L'impôt prit aux yeux d’un économiste comme Turgot une importance qui ne nous étonnera plus. Lorsqu’en 1963, le contrôleur général Bertin, ami des Physiocrates, — qui fit rédiger l’année suivante le fameux édit de 1964 sur la circulation desgrains par Trudaine, Turgot et Dupont de Nemours, — adressa aux intendants un questionnaire sur la meilleure forme de l'impôt, Turgot prépara toui un traité sur la matière, que la disgrâce du ministre l’empêécha de terminer, mais dont l’esquisse commençait par ces mots : « L'objet sur lequel M. le contrôleur-général a consulté les intendants est un des plus intéressants que l’on puisse examiner. Il embrasse les bases de toute l'administration politique d’une nation » (1).
Il concluait nettement en faveur de l'impôt direct, unique et réel, tel que le concevaient les Physiocrates, tel qu’il avait été exposé dans la :Théorie de l'impôt du marquis de Mirabeau et allait l’être encore dans la Philosophie rurale (2) de Mirabeau et de Quesnay. Toutes richesses venant de la terre, c'était en définitive la terre qui payait les frais de l'Etat, comme ceux de la classe stipendiée. L’impôt indirect
1. Edit. Schelle, t. II, p. 293 sqq. Toutes les citations qui suivent y sont empruntées.