‹ Les Idées de Turgot La Décentralisation AdministrativeChapitre 6 sur 98 · Jbid., t. II, p · texte numérisé non relu

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commerce et l’industrie fussent soumis à leur contrôle. Ils vérifiaient les procédés de fabrication et intervenaient dans les conflits entre les corporations de métiers, très jalouses de leurs privilèges ; si des grèves éclataient, il s’efforçaient de concilier les deux partis en lutte, et au besoin incarcéraient les récalcitrants, artisans ou patrons. -— Pour l’agriculture, ils visitaient les campagnes et dressaient des rapports annuels, voire mensuels, sur l’état des récoltes, afin de mieux asseoir les impositions et pour prévenir les disettes, terreur de l’ancien régime. Nous possédons de Turgot des rapports qui sont des monuments remarquables et de précieux témoignages de sa pensée, car à propos de son administration, il lui arrivait, peut-être dans l'espoir d’inspirer le gouvernement, de traiter des questions d'économie politique,comme en cette année de 1766 où il exposa les avantages de la grande culture,c’est-à-dire de la culture par fermes, sur la petite, ou culture par métairies (1). Le x vire siècle, en partie sous l'influence des Physiocrates, vit se former des sociétés d'agriculture dans les généralités: les intendanits les présidaient. Turgot essaya de donner à celle de Limoges l’empreinte de ses idées, et lui fit mettre au concours les questions qui l’intéressaient et pour lesquelles il eût voulu agir sur l’opinion publique ; ce ne furent pas toujours les thèses

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