‹ Les Idées de Turgot La Décentralisation AdministrativeChapitre 7 sur 98 · Edit. Schelle, t. II, p · texte numérisé non relu

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qu'il préférait qui furent couronnées et de ce côté lui vinrent plutôt des déceptions que des satisfactions.

L'assistance publique que l'Eglise avait assurée pendant tout le moyen âge, se laïcisa peu à peu au xvirre siècle. Les hospices, les hôpitaux furent alors placés sous la compétence de l’intendant ; il s’occupa des bâtiments, du personnel, des médicaments que le Roi achetait et distribuait dans les provinces. En cas d’épidémie et d’épizootie, il établissaitun cordon sanitaire, envoyait des secours aux régions atteintes et sollicitait du ministère des dégrèvements pour les sinistrés. Aux pauvres, aux mendiants, aux gens ruinés, il procurait du travail dans les ateliers de charité qu’il dirigeait ; on en vit un, à Montpellier, organiser un bal dont la recette fut employée à libérer les débiteurs emprisonnés (1). — Il veillait également à ce que les écoles fassent fréquentées et avait l’œil sur les universités, — Enfin, il avait la pénible tâche de recruter la milice, il présidait au tirage au sort et recevait les engagements : cet impôt du sang, qui ne pesait que sur les cultivateurs, leur était particulièrement odieux; un fils qui avait tiré un mauvais numéro était considéré comme perdu pour sa famille; beaucoup prenaient le parti de s’enfuir et il fallait procéder à de véritables battues pour les retrouver.

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