‹ Les Idées de Turgot La Décentralisation AdministrativeChapitre 74 sur 98 · Soula vie, op. cit., t. III, p. 106 sqq · texte numérisé non relu

Soula vie, op. cit., t. III, p. 106 sqq

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extrêmement dangereuses et doivent roidir contre leur nouveauté. »

Au sujet de l'impôt, le Roi se montre extrêmement sévère, d’une dureté même qui étonne chez celui qui a dit : «Il n’y a que M. Turgot et moi qui aimions le peuple. » Il écrit en effet : « En assemblant les propriétaires de mon royaume pour leur demander l’assise de l'impôt, c’est le moyen de les opposer à l'impôt demandé. L'abbé Terray a bien prouvé qu’on n’est bien sûr de l’impôt que lorsqu'il est levé par ordre de celui qui ne le paie pas, ou qui en paie le moins.» Avec un tel état d'esprit, il ne pouvait comprendre un sysième qui repose sur l’idée que l'intérêt commun se confond avec les intérêts particuliers, et qu'il faut que tous le sentent.

Ce fut cette divergence de vues, ce contraste entre Le Roi instruit dans le despotisme traditionnel et le ministre précurseur, qui amena la chute de Turgot. « Le Roi, dès le moment qu'il connut ses projets de révolution démocratique, lui ôla sa confiance et chercha les moyens de le renvoyer sans bruit, » dit un contemporain (1). Louis XVI était d’ailleurs d’un caractère faible : il avait fourni déjà un gros effort en le soutenant dans ses réformes économiques; il le sacrifia finalement à l'opposition formidable qui s'était amassée contre lui.

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