‹ Les idées du SillonChapitre 5 sur 23 · LE SIL1 1T · texte numérisé non relu

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aboutit néanmoins à une Association solidement organisée.

Le moyen de savoir si les individus et les groupes avaient l'âme du Sillon, n'était-ce pas de les inviter, de les convoquer à de grandes réunions, à des congrès où l'on s'éprouverait de part et d'autre?

« .Nous tenons à être sincères avant tout, dit M. Marc Sangnier; nous avons toujours ''-té adversaires de ces unions de groupes vagues et imprécises dans lesquelles on embrigade a force d'équivoques tous les jeunes catholiques, el qui petit à petit sont accaparées au profit d'une Association. .\'<>us voulons que l'on ne vienne au Sillon quedanssa pleine conscience et avec toute son Ame (i). »

En conséquence, le Sillon organisa, sous le nom de Congres nationau.r des Cercles d'Études de France, des congrès présidés par M. Marc Sangnier, où les groupes isolés, et ceux rattachés à d'autres Associations similaires et plus anciennes furent invités à envoyer des représentants.

« Quand le Sillon a pris, en iqoi, l'initiative des Congrès nationaux, des Cercles d'Etudes, des Instituts Populaires, ce fut avec l'intention de donner une certaine cohésion à tous ces Cercles d'Etudes, qui, à part la région du Sud-Kst, se trouvaient isolés à travers toute la France. A ce moment, le Sillon ne cherchait qu'à répandre ses idées, qu'à faire pénétrer dans les Cercles son esprit^ ses méthodes t/ni commençaient à se préciser (:>.V

Deux ans après, au Congrès de Tours, en février le moment parut déjà favorable pour tenter une fédération nationale des Instituts Popu-

(i) Le Sillon, io mars 1905.

(a) Le Sillon, 10 mars 1900.

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laines préparant celle des Cercles d'I à l'épreuve, le projel se trouva prémalui

• In a parlé beaucoup de* ( ercle d'Etudes i t des Instituts Populaires a ce Congrès, — 'lit un compte rendu indépendant — on a même Fait une nationale des Instituts Populaires. Il y a là quelque cl qui a paru très vague, très peu uei à beaucoup d'as tants. Le lien du Sillon avec les six ce d'Étu-

des dont les rapporteurs faisaient état a - mblé bien ténu. On a dit que ces six cents Cercli lient point

tous fondés par le Sillon, mais qu'ils avaient prit

du Sillon ». Est-ce bien certain? Et n affirmer

que ces Cercles ont « l'âme commune < parce qu'ils sont abonnés à une revue et que quelques-uns envoient à l'occasion des délégués au Congrès d< ' les d'£tud< En fait, il existe par toute la France un de Cercles

d'Etudes se rattachant à des organisations divers Aussi s'explique-t-on que le Sillon ne posa la

liste des Cercles d'Etudes qu'il considère comme ses adhérents, et quand on a demandé de l'établir et de la publier, on a encore fait des réserves (i).

« Il se trouva dix-sept Instituts Populaires pour constituer la fédération nationale, encore ce titre fut-il accoi séance tenante, et sans aucun examen de leurs titres, à des Cercles d'Etudes inconnus jusque-là du Sillon.

Mais alors, concluait-on, « si c'est une fédération des Cercles d'Etudes qui est le but réellement poursuivi, comment se fait-il que les six cents Cercles à fédérer ne soient pas tous des créations du Sillon et que l'on n'en ait même pas la liste? Est-ce suffisant pour prétendre leur imprimer l'àme et la direction communes (2)?

M. Marc Sangnier présente donc très inexactement l'objection soulevée, quand il écrit :

(1) Le journal la Sarlhe, 22 février 1933.

(2) Même compte rendu.

« On nous. lisait autrefois •< : Engagez-vous à ce que le Sillon ne soit jamais qu'un simple mouvement d'idè à ce qu'il ne serve jamais de lien entre les groupes, à ce qu'il ne s'organise pas enfin. » Et nous avons répondu

que nous ne saurions avoir le droit d'engager l'avenir, car l'avenir n'est pas à nous, mais à Dieu, et le Sillon sera ce que Dieu voudra (i). »

( )n lui reprochait seulement de trop hâter cet avenir.

Depuis lors, le temps a fait son œuvre, l'action du Sillon s'est étendue, a pénétré; et aujourd'hui l'assimilation est assez heureusement faite, les fondations nouvelles sont assez nombreuses et assez vivantes, pour que le congrès de février iqo5 ait adopté le vœu suivant :

K Le IVe Congrès national des Cercles d'Études 'le France, reconnaissant que le Sillon, dont l'initiative a promu en France les Congrès nationaux de Cercles d'Études, s'est développé récemment par la création de Jeunes Gardes, d'offices sociaux, aVœuvres économiques, etc., et par la fondation des Sillons de Province, si bien que les anciens congrès ne correspondent plus à besoins actuels; considère que l'évolution naturelle CongTès nationaux tels que le Sillon lésa primitivement conçus aboutit logiquement à L'organisation de Congrès nationaux dn Sillon. Il décide donc que,

l'année prochaine, le CoUgrès national des Cercles d'É-

tudes sera remplacé par un ier Congrès national du Si liait. »

Aussi bien, lit-on encore dans le compte-rendu, le

igrès national des Cercles d'Études de France a-t-il

voulu se donner au Sillon, c'est-à-dire à toute cette vie

démocratique dont le Sillon lui apparaissait comme l'ex-

(i) Le Sillon. Esprit et méthodes, p. 82.

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