V. F. DÉ CouLANGEs, La Cité antique
nation qui résulte d'une conviction personnelle, comme ridée des droits et des devoirs de Thomme en général ne sont, suivant Zeller*, des principes généralement reconnus que dans la période de transition qui coïncide avec la disparition de Fancien point de vue grec. » La fameuse distinction de la « liberté à l'antique » et de la (( liberté à la moderne » * repose sur cette observation que le véritable prix de Tindividu était inconnu à la cité antique. Ses principes constitutifs contredisaient doublement les principes égalitaires. « La cité, conclut FusteP, était la seule force vive; rien au-dessus, rien au-dessous » : — ni humanité, ni individualité.
Mais révolution des Etats ainsi constitués devait justement se terminer par la mise en valeur de Tune et de Tautre de ces deux idées. Ni l'une ni l'autre n'avaient trouvé place dans les fondements de la cité antique : elles nous apparaîtront, au moins un instant, debout sur ses ruines. La philosophie du v' siècle diflere de celle du iv", la morale stoïcienne et chrétienne de la morale platonicienne et aristotélicienne tant par le cosmopolitisme que par l'individualisme. Et ce n'est pas seulement dans les théories que cette nouveauté des idées se manifeste, c'est dans les institutions mêmes.