Op. cit. y p
On sait toute la distance qui sépare Fancien iDroit romain du Droit nouveau, élargi par les édils des préteurs. Le Droit quiri taire admettait, entre les classes d'hommes comme entre les espèces de propriétés, une foule de distinctions : distinction des agnats et des cognais, ' distinction des res mancipi et des nec mancipi, toutes s'effacent peu à peu de\ani\e jus gentium, qui ne retient que l'élément commun des diverses coutumes locales. Les plébéiens ont conquis les droits politiques et même religieux que les patriciens se réservaient : l'étranger les conquiert à son tour. La cité romaine s'étend à l'humanité ; les règles universelles prévalent sur les usages particuliers; le « Droit naturel » s'élabore*.
Sans doute les manifestations de ces idées nouvelles sont bien timides, et si l'on peut dire, bien platoniques encore. Il n'est que trop aisé de le prouver, l'Empire romain vit d'inégalités de toutes sortes, économiques, politiques, même civiles et juridiques. L'esclavage n'y subsiste-t-il pas ? S'il est vrai d'ailleurs que les lois de l'Empire effacent la distinction entre le cwis et le peregrinus, ne tracent-elles pas une distinction nouvelle entre ïhonestior et Vhamilior? Au premier, elles réservent des honneurs interdits au second, et au second des peines inapplicables au premier \ — Et enfin, là