Janssen, op. cit., p
3. V. ce que dit lLKi^^(Les Origines de la France contemporaine), du rapprochement du bourgeois et du noble : « Aux approches de 1789, on aurait peine à les distinguer dans la rue. »
Que leur homogénéité interne, c'est-à-dire Fabsence de toute dissidence, y doive contribuer plus encore, on
le comprend aisément. — Et d'abord, si Topinion tient un tel compte, lorsqu'elle compare les hommes, de leurs ressemblances ou de leurs différences extérieures, c'est ordinairement qu'elle prend celles-ci comme les manifestations de ressemblances ou de différences plus intimes. En Orient « un vêtement est une profession de foi )) *. Nous concluons de l'assimilation superficielle à l'assimilation profonde, de la parenté des corps à la parenté des âmes. — L'influence des ressemblances intérieures est d'ailleurs assez puissante pour contrebalancer au besoin celle des différences extérieures ; ceux qui communient dans une même foi se sentent portés à oublier que la race ou l'habit les séparaient. C est ainsi que, dans les sociétés inégalitaires, l'unanimité des croyances prépare les hommes à se traiter en égaux. En ce sens le christianisme fut bien une grande école d'égalité ; l'égale participation à ses sacrements mettait les serfs sur le même pied que les maîtres. (( Les uns ont-ils été baptisés avec de l'eau et les autres avec du malvoisie ? » ^ De nos jours encore, dans ces deux grands Empires qui sont, moralement comme géographiquement, sur la limite de l'Europe, c'est l'adhésion