GuRTius, Histoire grecque, I, 16, 361 ; V
plus accueillante aux (( Pamphyles ». Peut-être n'eutelle jamais de race originale: on accusait le peuple romain de n'être qu'un « ramassis » de races *. Du moins son long développement devait être déterminé par Taccession dans la cité romaine d'éléments de toutes provenances*. A combien de types dissemblables ce même titre de citoyen romain devait-il être décerné ? Quelle singulière bigarrure de toutes les statures, de toutes les couleurs de cheveux, de toutes les formes de crânes devaient offrir ces armées de l'Empire où les Hongrois fraternisaient avec les Espagnols, les Syriens avec les Francs, les Slavons avec les Bretons? Comment de pareils spectacles n'auraient-ils pas élargi les idées romaines.^ Si le droit romain, au lieu de rester un droit local et un droit de classe, devait être un droit humain et individualiste, l'hétérogénéité de ceux qu'il avait à faire vivre ensemble n'en est-elle pas, pour une part, responsable^.^ La quantité des étrangers avec lesquels Rome entrait en rapport l'obligeait à substituer, aux règles spéciales, des règles aussi générales que possible. Le nombre même des types différents auxquels le Romain devait reconnaître des droits l'habituait à l'idée que le droit n'est pas attaché à telle particularité spécifique.