‹ Les idées égalitaires: étude sociologiqueChapitre 46 sur 96 · V. Madwig, L'État romain, I, 18, 233 ; II · texte numérisé non relu

V. Madwig, L'État romain, I, 18, 233 ; II

3. V. S. Maine, L'Ancien Droit, p. 48. Eludes sur l'Ancien Droit et la Coutume primitive, p. 162.

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mais que Thomme, en tant qu'homme, est respectable. Est-ce un hasard si la ville où se forgeait pour le monde la notion du Droit universel et personnel était aussi le rendez-vous des races? Celte promiscuité même prédestinait Rome à être le « champion de l'universalité * . »

Que nos sociétés à leur tour soient constituées par des mélanges de races, c'est chose désormais acquise. L'assimilation des groupements sociaux aux espèces ethniques a pu servir certains intérêts ou certaines passions politiques, mais la science proprement dite paraît y renoncer décidément^. Elle reconnaît qu'entre race et nation il n'y a plus aucun rapport. Les races sont des conceptions, dit M. Topinard^, les peuples seuls sont des réalités. Pour Tanthropologiste, « les peuples sont des dépôts d'alluvions, de provenance et de nature diverses, mêlés et brassés par le flux et par le reflux des événements ». Il y a longtemps qu'il n'y a plus de race pure, et l'impureté ethnique des nations augmente en même temps que leur civilisation même.

En Allemagne les Teutons sont croisés de Celtes et de Slaves. L'Angleterre est un amalgame de Bretons, de Saxons, de Normands, de Danois. La France est encore plus composite que toutes les autres; la nation qui

1. Ihering, Esprit du Droit romain, trad. Meulenaeke, I, p. 310.

2. V. ce qu'en dit Seignobos, Introduction aux Etudes Historiques, p. 208, en note. Cf. Monod, dans l'introduction à L'Histoire du peuple anglais, de Green, p. XVI.

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