‹ Les idées égalitaires: étude sociologiqueChapitre 65 sur 96 · V. Flach, Origines de l'ancienne France, tome I, passim · texte numérisé non relu

V. Flach, Origines de l'ancienne France, tome I, passim

Partout où la société manque de complication, sa mainmise sur rindividu est plus lourde.

Il est remarquable que, dans les pays absolutistes, les Eglises sont le plus souvent autocéphales et font un avec l'Etat ; les individus y perdent du même coup cette faculté de recourir contre la puissance gouvernante, et de lui dérober une part de leur personnalité, que l'indépendance de l'Eglise vis-à-vis de l'Etat a plus d'une fois garantie * . L'Eglise catholique a pu, en fait, mettre souvent ses forces organisées au service de l'absolutisme, et lui offrir l'appui de ses dogmes. Mais il faut distinguer, des visées et d^s idées d'une association, les effets qu'elle produit par son existence même, par sa seule présence dans une nation. En installant à côté des groupements laïques un groupement nouveau, l'Eglise catholique instituait une forme sociale favorable au libéralisme. Guizot l'observe justement, lorsqu'il oppose, à l'influence bienfaisante du catholicisme, l'influence funeste du mahométisme : « C'est dans l'unité des pouvoirs temporel et spirituel, dans la confusion de l'autorité morale et de la force matérielle que la tyrannie, qui paraît inhérente a la civilisation mahométane, a pris naissance ^ » Ce serait au contraire le privilège de notre civilisation que la multiplicité des principes ^ Plusieurs organisa-

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