A. Leroy-Beaulieu. Israël chez les nations, p
3. C'est ce qui ressort des études de Fustel de Goul anges, sur la nature de l'invasion germaine.
si son influence sur une ou deux d'entre elles est plausible, elle est, en ce qui concerne les autres, très difEcile à concevoir.
On a bien pu remarquer, par exemple, que le progrès de la France vers runité a été en partie voulu par les masses et qu'elles y aidaient pour la satisfaction de leurs aspirations égalitaires ; ou encore on a pu trouver dans les réclamations démocratiques une des causes du développement de la centralisation dans FAngleterre ou TAmérique de nos jours* : et en ce sens l'unité serait fille de l'égalité. De même, l'homogénéité sociale est sans doute favorisée par l'égalitarisme : des gens qui se croient égaux puisent dans cette croyance de nouvelles raisons de s'imiter de plus en plus ; et en ce sens, l'uniTormité peut naître de l'égalité même. Mais s'il s'agit de la différenciation ou de la densité, ou de la complication sociales, comment concevra-t-on que l'idée de l'égalité les engendre.^ Dira-t-on que c'est elle qui, dès l'origine, a commandé aux hommes la division du travail, — qui, faisant surgir ici les collèges et les sodalités, là les associations scientifiques, mondaines, religieuses, industrielles, a multiplié les cercles dans lesquels chacun d'eux devait entrer — qui a poussé leurs Etats à élargu* leurs frontières, leurs masses à s'agglomérer entre les murs des villes — qui les a incités, enfin, à croître et à