‹ Les Idées Modernes d'Organisation: Leur Influence SocialeChapitre 18 sur 25 · NON ER · texte numérisé non relu

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trompé sur la difficulté du travail et le temps nécessaire à son exécution. Il propose donc à son ouvrier une réduction du tarif. Si l'ouvrier n'est pas fortement syndiqué et ne menace pas de faire grève, si la maind'œuvre de sa catégorie est un peu plus abondante qu'il n’est strictement nécessaire, il est obligé d'en passer par les volontés de son patron. C’est un peu comme le porteur de rentes devant une offre de conversion : il faut se soumettre ou se démettre.

La première conséquence de l'opération c’est la rancœur de l’ouvrier, qui y voit une injustice : il ne manquera pas de se rattrapper à la première occasion, d’où grèves et perturbalion du marché.

La deuxième conséquence, c'est qu'à partir de ce moment-là l'ouvrier profite d’une expérience qu'il a payée, il est instruit et il se chargera d’instruire les nouveaux venus : il limitera strictement sa production à ce qui doit lui assurer le gain que son patron ne discutera pas, d’où la flânerie systématique contre laquelle Taylor s’est élevé si vivement.

La société, elle non plus, n’a rien récolté, au contraire, comme bénéfice dans l'opération : le patron ne

J'a pas exécutée pour baisser son prix de vente. Le patron seul ÿ a gagné. Et même la société y a perdu, car certains de ses membres ont vu diminuer leur Capacité d’achat ou du moins ne l'ont pas vue augmenter dans une proportion équitablé, ce qui vient influencer défavorablement les autres branches de la production :

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