‹ Les idées morales de DiderotChapitre 160 sur 234 · QU R © D M · texte numérisé non relu

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tice.. qui règle la bienfaisance » !, Seule la loi pourra conduire l’homme à être juste malgré le penchant qui le porte à être bon, et faire que, pour le plus grand intérêt de la société, « tous les jours un magistrat sensible laisse étouffer par le cri de la justice la voix intérieure de la commisération qui le sollicite » 2. C'est donc parce que «la justice est la base de toutes les autres vertus » % que l'existence de la loi en est la condition.

Enfin seule l’existence de la loi, et la soumission de tous à la loi en tant que loi, — bonne ou mauvaise, — peut produire cette conformité dans la manière d’être des hommes, cette unité dans la pratique d’une nation, sans laquelle il n’y a ni mœurs, ni société possible. De même que l'individu doit s’efforcer à une conduite conséquente, — bonne conduite virtuelle qui est la première condition d’une conduite bonne et vertueuse #, — ainsi la société ne peut exister qu'à condition que ses membres aient une pratique uniforme : il faut qu'une nation ait des mœurs pour qu'elle puisse avoir de bonnes mœurs.

Par des mœurs, j'entends une soumission générale et une conduite conséquente à des lois bonnes ou mauvaises : si les lois sont bonnes, les mœurs sont bonnes ; si les lois sont mauvaises, les mœurs sont mauvaises ; si les lois, bonnes ou mauvaises, ne sont point observées, la pire condition d’une société, il n’y a point de mœurs Ÿ,

Mais pour cela il faut supposer que les lois elles-mêmes ne se contredisent point, comme font trop souvent la loi civile, la loi religieuse et la loi naturelle 6 ; aussi, — comme condition dernière, ultime, — «les bonnes mœurs exigeraient une réforme préliminaire qui réduisît les codes à l'identité 7 ».

RITES AL 7 LLIATOZ.

AN IIT 150:

…IIT 541: et Enc., art. Conduite, XIV, 205.

. Supplément au Voyage de Bougainville, II, 240. NT ren AN IL 77201 2416 Diderotien CT T/e+p03225 Hracment inédit.

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