IV, 475 et suivantes
préférait dépenser en bonnes œuvres des biens que trop souvent il dissipe dans un luxe ostentatoire et mensonger :
Celui qui mépriserait tout faste et placerait ses richesses en actions honnêtes, .… apprendrait (aux hommes) à la longue combien les idées de la considération sont fausses et petites.
Ainsi il travaillerait à déraciner ce préjugé, qui fait de la seule richesse le symbole de tout vrai mérite.
Mais qui secourir ? |
Celui qui par quelque cause insurmontable n’a pas de quoi satisfaire ses besoins absolus ; car je ne veux pas qu’on encourage la débauche et la fainéantise.
Et dans quelle mesure ? La question est plus délicate. Elle serait vite résolue, «s1 toute la somme de la misère publique était connue », Car « ce serait exactement la dette de toute la richesse nationale ». Ces deux termes étant connus, chaque particulier aurait à s'acquitter d’une partie de la dette nationale proportionnée à la partie qu'il détient de la richesse nationale :
Ce qu'il donnerait de moins serait un vol fait aux pauvres. Il ne commencerait à être humain, généreux, bienfaisant qu'en donnant au-delà.
Mais, comme nous ignorons notre dette, le mieux est de donner le plus que nous pouvons, et trop, plutôt que trop peu.
C’est dans le même large esprit que Diderot traite de l'usure. Au curieux article Licence de l'Encyclopédie }, 1l oppose sur ce point la conduite diverse de deux hommes, dont l'un se tient de façon méticuleuse aux prescriptions légales, tandis que l’autre s'attache moins à la lettre de la loi, et prétend avant tout s’ins. pirer de l'esprit de justice qui la viviñe.
Le premier, qui veut « chicaner la vertu et marquer précisément les limites du juste et de l’injuste, examine, consulte, cherche des autorités ...»,