INTRODUCTION XIX
intéressante, — ou n’a paru qu'après sa mort ou fut réservée à un public restreint de privilégiés.
D'autre part, nous avons dû forcément introduire des divisions factices dans le développement ; du moins, à l’intérieur de ces cadres, nous nous sommes attachés à suivre, autant qu'il se laisse deviner, le mouvement même de la pensée du « philosophe » : peut-être la cohérence logique en souffre-t-elle parfois, mais c'est sans doute au profit de la vérité historique.
Nous nous sommes de plus astreint à faire beaucoup de citations : si ce procédé a le défaut certain d’alourdir et de surcharger l'exposé, il impose du moins une barrière à la fantaisie interprétative ; il empêche de donner à une pensée libre et souple les allures d'un développement trop régulier et d’une démarche trop rigide, enfin 1l met sous les yeux du lecteur les pièces du procès et lui permet de contrôler aussitôt les opinions qu'on avance et dont on fournit ainsi les titres.
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C’est sur ce travail de classement et d'interprétation qu'a porté surtout notre effort : nous avons tâché de le compléter par quelques indications, trop brèves et surtout trop peu personnelles, sur les courants de pensée dont semble dériver la pensée de Diderot ; — et par quelques recherches plus précises des sources où il puisa et des influences qu’il a subies. Faute de temps, nous avons dû nous contenter de quelques trop rares sondages ; 1l nous faut par avance nous excuser de ce que la présente étude aura, à cet égard, d’incomplet et de fragmen-
taire.