‹ Les idées morales de DiderotChapitre 190 sur 234 · Leçons de Clavecin, XII · texte numérisé non relu

Leçons de Clavecin, XII

8. III, 266. Rapprocher de ce jugement celui de Voltaire, Dictionn.

Conversahion du père Canage et du maréchal d’'Hocquincourt à Charleval 1 Enfin il renvoie l’impératrice à Nicole, comme à un auteur qui a « ressassé nos devoirs particuliers » ?

C'est qu'en effet tous ces écrivains ont eu sans doute d’ingénieuses trouvailles de psychologie ou d’expression ; il leur arriva parfois de. développer un repli du cœur humain resté secret jusqu'à eux, peut-être même de démêler avec bonheur où est le devoir dans certaines circonstances de la vie. Par là ils peuvent être utiles à qui s'occupe de fixer quelques aspects de la « morale particulière »; mais ce n'est point la tâche que s’est proposée Diderot : c’est à la « morale universelle » qu’il entend consacrer

LS réflexions #. Reportons-nous au Plan d'une Université pour le gouvernement de Russie, et voyons quels sont les ouvrages dont Diderot recommande la lecture comme fondamentale.

Pour la morale particulière, les livres ne manquent point : «I y a l’abrégé de Pufendorf, le Traité de Burlamaqui, les Devoirs de l’Homme et du Crtoyen par Hobbes, et beaucoup d’autres » ; et encore « la nuée des moralistes, tels que Montaigne, Nicole et d’autres », notamment Hutcheson, qui a écrit en latin «une petite morale », vraiment classique » 4 Sur la morale universelle, au contraire, voici comment s'exprime Diderot :

Je ne connais guère sur la connaissance de l’homme qu'elle suppose que le petit traité d'Hobbes intitulé de la Nature humaine, que j'ai déjà recommandé ÿ.

À d’autres endroits, Diderot fait l’éloge de cet opuscule :

Il y a, déclare-t-il à Catherine II, un petit traité de la Nature hu-

philos., art. Académie, fin (Moland, XVII, 53) : «presque tous les ouvrages de S. Evremond... ne sont, à quatre ou cinq pièces près, que des futilités en style pincé ou en antithèses ».

AMEL SSL CNT 55;

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