‹ Les idées morales de DiderotChapitre 192 sur 234 · Tome II, Paris, 1792, p · texte numérisé non relu

Tome II, Paris, 1792, p

3. De la nature humaine, trad. d'Holbach, dans Œuvres philosophiques de Th. Hobbes, Neufchatel, 1787, tome II. ch. VII, $ 3, p. 222-3 : « Chaque

Ces idées qu’il retrouvait dans Hobbes, ces idées qui, nous l’avons vu, sont la base psychologique de toute sa morale, — où Diderot les avait-il d’abord trouvées ? Il semble qu'il faille 1ci nommer Spinoza et Locke.

Sur l'influence de Spinoza, ce n’est pas l’article que lui consacre l'Encyclopédie qui peut nous renseigner : il n’est en effet, pour les trois premiers quarts, qu’une reproduction de l’article du Dictonnaire de Bayle, où l'intervention de Diderot s’est bornée à introduire dans le texte les notes et à en éliminer les citations érudites. Le reste de l’article ! se compose de critiques sans grande portée, et que Diderot peut-être prit à une source que je n’ai pu découvrir. Remarquons d’ailleurs que rien dans tout cela ne concerne la doctrine morale du philosophe de Kotterdam.

D'autre part, un historien du spinozisme, M. Worms ?, fait

observer qu’en plus d’un endroit « de son éthique, Diderot parle .

presque comme Spinoza » ; mais tous les passages qu'il cite sont tirés de l’Essai sur le mérite et la vertu *. La difficulté en effet est

de démêler chez Diderot ce qu'il faut rapporter à Spinoza luimême et ce qui ne lui est arrivé que par intermédiaires.

Il semble que sur deux points une communication directe soit probable, sans être certaine.

homme appelle Bon ce qui est agréable pour lui-même et appelle Mal ce qui lui déplait. Ainsi, chaque homme différant d’un autre par son tempérament ou sa façon d’être, 1l en diffère sur la distinction du bien et du mal, et 1l n’existe point une bonté absolue considérée sans relation, car la bonté que nous attribuons à Dieu même n’est que sa bonté relativement à nous ».

Ch. VIL, $ 7: «Il y a peu d'objets dans ce monde qui ne soient mélangés de bien et de mal; ils sont si intimement et si nécessairement liés que l’on ne peut obtenir l’un sans l’autre... Lorsque dans la somme totale de la chaîne le bien fait la plus grande partie, le tout est appelé bon ; mais quand le mal fait pencher la balance, le tout est appelé mauvais ».

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