Diderot, ibid. DIT LDITAe
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pas davantage..…; et soutenir le contraire, c'est prétendre qu’un poids de cinq livres peut n’être pas emporté par un poids de six Î.
Diderot écrit à Landois :
On ne conçoit non plus qu’un être agisse sans motif, qu’un des bras d'une balance agisse sans l’action d’un poids, et le motif nous est toujours extérieur, étranger, attaché ou par une nature ou par une cause quelconque qui n'est pas nous ?.
Mais Diderot, parlant en son nom personnel, s'attache moins aux raisons théoriques qui peuvent fonder le déterminisme, qu'aux conséquences pratiques qui en dérivent une fois admis ; c’est ici que le rapprochement devient plus frappant . Les Spinozistes raisonnent ainsi :
Il n’y a donc plus de vicieux et de vertueux ? Non, si vous le voulez ; mais il y a des êtres heureux ou malheureux, bienfaisants et malfaisants. Et les récompenses et les châtiments ? Il faut bannir ces mots de la morale ; on ne récompense point, mais on encourage à bien faire ; on ne châtie point, mais on étouffe, on effraye. Et les lois, et les bons exemples, et les exhortations ? à quoi servent-elles ? Elles sont d’autant plus utiles qu'elles ont nécessairement leurs effets. Mais pourquoi distinguez-vous, par votre indignation et par votre colère, l'homme qui vous offense de la tuile qui vous blesse ? c’est que je suis déraisonnable, et qu'alors je ressemble au chien qui mord la pierre qui l’a frappé... Les choses qui corrompent les hommes seront toujours à supprimer ; les choses qui les améliorent seront toujours à multiplier et à fortifier.. Notre système de la nécessité... en nous prêchant l’indulgence et la commisération pour ceux qui sont malheureusement nés, nous empêche d’être si vains de ne pas leur ressembler ; c’est un bonheur qui n’a dépendu de nous en aucune façon *.
Voici en regard comment.argumente Diderot :
Mais s’il n'y a point de liberté, 1l n’y a point d’action qui mérite
Ja louange ou le blâme, 1! n'y a ni vice ni vertu, rien dont il faille récom-