Salon de 1765, X
2. Abbé Barruel, À brégé des Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme, Londres, 1798, p. 57.
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telle, qu’elle le fait penser à la fin prochaine de ces croyances abhorrées : bientôt, espère-t-il, la folie de la croix aura cessé de faire le malheur des hommes !. Après cela, il peut bien répondre à son père le chanoine, qui lui reproche son impiété
Je n’ai point de fureurs antichrétiennes, car Je vis avec des chrétiens que je révère. — Je ne parle et ne pense non plus à la religion que si elle n’avait jamais existé ; c’est un texte trop dangereux et trop usé ?.
Parlant ainsi, il nous abuse ou il s’abuse ; si sa détestation ne va pas aux personnes, c’est qu’elle s’adresse à la doctrine même ; elle n’est que plus essentielle.
L'enseignement de l’Église selon lui est pure absurdité. A quoi bon tant de livres de polémique ? écrit-il un jour à Falconet :
Il me semble qu’il n’y ait qu’une bonne page à faire. C’est une exposition pure et simple du dogme et de la morale, aveccette petite inter-
rogation à la fin : Eh ! bien, voilà donc ce que vous voulez que je REA T croie * |
Mais, si Diderot hausse les épaules à ce dogme, il s'irrite et s'indigne devant cette morale ; car, si l’un est déraisonnable, l’autre est funeste et criminelle : par cette opposition au christianisme prennent leur pleine valeur et son immoralisme et sa doctrine positive.
Au christianisme, il dénie d’abord son principe même : le dogme de la chute. I le raille # ; plus souvent il le maudit :
Et sans cette fable, s’écrie le sublime Pascal, l’univers est une énigme inintelligible. — Et la fable, lui répliquerai-je, est un blasphème 5.
Mais ce dogme vient-il à tomber, toute la morale chrétienne est caduque ; tout l’ascétisme chrétien demeure suspendu dans
l'INIA 00: