‹ Les idées morales de DiderotChapitre 213 sur 234 · À Mile Jodin, XIX · texte numérisé non relu

À Mile Jodin, XIX

5. À Voltaire, 29 sept. 1762, XIX, 464 ; cf. à l'abbé Gayet de Sansale, 2900/1708 XX, 15:

C'est donc son anti-christianisme qui nous rend le mieux sensible l'unité de la pensée de Diderot. Cette unité, nous l'avons cherchée dans la sensibilité du philosophe : et c’est en effet dans ces préférences naturelles, fonds le plus intime de la personne, qu’on découvre l'origine de toute cette morale. Peut-être cependant n’eût-il pas cherché à les raisonner et à s’en faire une doctrine, si l’antagonisme constant, le heurt perpétuel de son instinct et de la morale régnante (ou au moins de la morale reconnue) ne lui eût donné la claire conscience de ce qu'il était et de ce qu'il ne voulait pas être,

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