Rosenkranz, I
4. Diderot, dans l'Encyclopédie, art. Livre (non recueilli dans les Œuures), x'e éd, IX,160x:
5. Une traduction de l'ouvrage de Shaftesbury (attribuée par Quérard
et les Principes que publie Diderot en 1745 ? C’est la première question à quoi nous devions répondre ; car si le traducteur a fait subir des modifications au texte primitif, il nous sera peut-être loisible de démêler les raisons, plus ou moins nettement conscientes, qui le portèrent à ces changements.
Diderot lui-même semble nous inviter à voir dans son livre une adaptation plutôt qu’une traduction :
Je l'ai lu et relu, dit-il, je me suis rempli de son esprit, et j'ai, pour ainsi dire, fermé son livre lorsque j'ai pris la plume. On n’a jamais usé du bien d'autrui avec tant de liberté. J'ai resserré ce qui m'a paru trop diffus, étendu ce qui m'a paru trop serré, rectifié ce qui n'était pensé qu'avec hardiesse 1.
De cette liberté qu'il aurait prise avec son auteur, un critique contemporain lui fait, non un mérite, mais un grief, l’accusant « d’avoir rendu en excellent style français, mais d’une manière très inexacte et fort libre, une pièce des Characteristiks de mylord Shaîftesbury » ?. Au contraire Palissot nous déclare que «l’Essai.… n'est pas, comme on l’a dit, une imitation, mais une traduction servile et fautive de mylord Shaftesbury » ÿ.
à Paillet) avait paru en 1744. Comme l'ouvrage de Diderot, celui-ci est censé édité, à Amsterdam, chez Zacharie Chatelain. — Ne se trouve ni à la Bibl. nat., ni au British Museum. —— Je cite l’Essai d’après l'édition originale, 1745, in-I12.