Discours préliminaire, Te éd., p. XXIX
2. G. P. G. Polier de Bottens, Pensées chrétiennes mises en parallele... Rouen, 1747, avis au lecteur non paginé.
3. Petites lettres sur de grands philosophes, Paris, 1757, lettre II, p. 73. — Le compte rendu des Mémoires de Trévoux, février 1746, p. 197-220 est d’un ton assez neutre : « C’est un livre composé d’abord en anglais, et d’un bel esprit que nous ne connaissons point ; le philosophe français qui nous le donne, et qui nous est pareillement inconnu, l’a décomposé à sa manière, il en a fait comme un dernier résultat de ses réflexions et de celles de l'Anglais ; génie l’un et l’autre profond, pénétrant, systématique, fort sérieux surtout ; car ceci n’est pas un libelle d'’amusement, une brochure volante, une dissertation littéraire ou de politique. Imaginezvous Locke discourant sur la morale ; tel nous paraît l’auteur, et si l’on veut aussi, le traducteur ou le compilateur de cet ouvrage » (P. 200).
Cf. les Nouvelles Littéraires de Berlin, juillet-déc. 1773, citées par Tourneux, Diderot et Catherine IT, p. 527 : « L'étoffe de cet ouvrage est du
= De ces opinions si diverses, quelle est la plus proche de la vérité? Une comparaison attentive des textes montre que, si Diderot a usé de quelque liberté à l’égard de l’œuvre de Shaftesbury, ç'a été uniquement pour en amender le style ; et ces corrections, sauf en deux passages ! où vraiment il « rectifie » ce qui dans
comte Shaftesbury ; en le traduisant, M. Diderot y a mis quelque broderie ». ;
L'auteur des Trois siècles de notre littérature, 1772, I, 387, juge ainsi l'ouvrage : « Les principes de la philosophie morale sont une traduction libre de l’Essai sur le mérite et la vertu, de Mylord Shaftesbury. Sans entrer en discussion sur le mérite de l'original, nous dirons qu'il ne s'agissait pour le traducteur que d'employer un style clair, précis et correct ; c’est ce que M. Diderot n’a pas jugé à propos de faire : il s’est contenté de se rendre sensible dans les notes ; et une douzaine de notes suffisent-elles
pour former un bon livre ? »