Claude et Néron, III
5. Jacquesile Falal.,, VA, 192: Cf. Enc., art. Originalité, XVI,,179.
temps, qui suscite en lui cette tendance individualiste, dont on pourrait aussi bien retrouver l'expression chez Grimm, chez Mme du Deffand ou chez Julie de Lespinasse. Ah ! quelle profondeur d’ennui parfois dans certains salons où règne « cette uniformité si décente et si maussade qui donne à un cercle de femmes du monde l’air d’une douzaine de poupées tirées par des fils d’archal » 1, Et comme une fausse note ferait plaisir à entendre dans cette harmonie trop parfaite ! Pour lui, Diderot n’entend pas se résigner à faire sa partie dans le concert ; il menace même à ce propos de se brouiller tout net avec Grimm :
Ces gens-là ne veulent pas que je sois moi ; je les planterai tous là, et je vivrai dans un trou ? !
Au contraire, 1l félicite sa maîtresse d’avoir su garder quelques traits personnels parmi tant de physionomies tristement semblables : s
J'aime mieux, lui écrit-1l, votre surface anguleuse et raboteuse que le poli maussade et commun de tous ces gens du monde. Au milieu de leur bourdonnement sourd et monotone, si vous jetez un mot dissonant, il frappe et on le remarque #.
Et il voudrait qu’on réformât en ce sens l'éducation :
Pas trop élever est une maxime qui convient surtout aux garçons, il faut un peu les abandonner à l'énergie de nature... Une tête ébouriffée me plaît plus qu’une tête bien peignée. Laissons-les prendre une physionomie qui leur appartienne 4.
I] faut que vous soyez vous, écrit-il à Falconet, et que je soïs moi ÿ.
Et on peut soupçonner qu’il est un peu de l’avis de Rameau le
Neveu quand il lui fait dire :
A Me Volland, 31 juillet 1762, XIX, 68.
VHS nOY.L1708 XI X/1302.
MR E25 MOV. 1700:
Dpruilletu705, XIX;2150.
MSept 00 X VII, 170: