EDMOND SCHERER
La mort d*Edmond Scherer. — I. Sa situation de critique. Edmond Scherer et la jeune école. Son peu d'influence. Son évolution de la croyance au scepticisme. Conflit entre son être intellectuel et son être moral. Effets de ce conflit. — II. Edmond Scherer et les contemporains. Sa malveillance envers la littérature actuelle. Ses jugements d'ensemble et ses jugements particuliers sur MM. Taine, Zola, etc. Son idéal littéraire : l'honnête homme du xvn° siècle et Thonnète homme d'aujourd'hui. — Conclusion : injustice envers son œuvre.
Au lendemain de la mort de Sainte-Beuve, Edmond Scherer, tout entier à cette « impression de tristesse qu'on éprouve en voyant finir quelque chose de mémorable », regrettait, en même temps qu'un maître^ « Tun des derniers représentants d'une époque ».
« Sainte-Beuve a été le dernier des littérateurs dans Tancien sens du mpt, disait-il. On ne verra plus d'écrivain s'occupant uniquement des choses de l'esprit, et de le dire avec grâce et avec goût, le voudrais me tromper ; mais il me semble que la plume, à Tavenir, va servir surtout à deux classes d'hommes, le faiseur et l'amuseur ; d'un côté, le
langage des affaires ; de l'autre, les effets violents et les puériles surprises. » — Avec moins de méfiance de Tavenir et sans vouloir à son propos rien préjuger de la littérature de demain, on pourrait presque dire la même chose d'Edmond Scherer lui-même : à présent qu'il n'est plus là, on sent mieux ce qu'il valait, on sent aussi que, s'il n'était pas l'un des derniers représentants d'une époque — il avait toujours été trop personnel et trop isolé pour cela — il était bien le dernier représentant d'une certaine catégorie d'esprits qu'il a souvent définie et que nous aurons à définir après lui. Pour le comprendre entièrement, il faudrait pouvoir embrasser et suivre d'un bout à l'autre son évolution intellectuelle, une des plus complètes à coup sûr, une des plus riches et des plus instructives de ce siècle. Mais c'est là un travail qui n'est pas de notre compétence, et qui exigerait de trop longs développements : nous nous contenterons donc de le rechercher dans son œuvre de critique littéraire, à laquelle il n'a consacré ni tout son talent ni tout son effort, et où il est pourtant tout entier.
Sa situation de critique était particulière : ses articles du Temps^ dont le recueil forme les neuf volumes de ses Études sur la littérature contem-
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poraine, étaient d'une autorité considérable auprès d'une partie du public ; ils s'imposaient par des qualités de conscience et de sévérité assez rares dans tous les temps; ils révélaient une amplitude d'intelligence, une variété de connaissances, une solidité d'érudition qui les faisaient uniques dans leur genre; et pourtant, ils n'ont exercé aucune action, ou presque, sur la littérature en formation. Edmond Scherer n'a jamais eu l'oreille de la jeune génération, qui se méfiait de lui comme il se méfiait d'elle. Avec une sollicitude et une attention qu'on ne rencontre pas souvent chez un vieillard, il observa jusqu'à la fin toutes les manifestations nouvelles de la pensée. Personne ne lui a jamais su gré de l'effort qu'il lui fallait sans doute pour comprendre, même imparfaitement, des choses dont son âge, son éducation intellectuelle, ses habitudes d'esprit le tenaient si éloigné. Parfois même on lui a reproché rudement, avec cette brutalité que les mauvaises mœurs de la politique introduisent peu à peu dans les lettres, sa prétendue attitude de réactionnaire de la pensée, hostile et fermé, disait-on, à tout ce que le siècle apportait. En sorte que son œuvre critique apparaît aujour- .d'hui comme un monument isolé, que quelques-uns iront toujours visiter avec intérêt, mais qui ne sera ni imité ni continué. Entre ce résultat — que d'ailleurs l'avenir peut changer — et les hautes qualités déployées pour l'obtenir, il y a une disproportion
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frappante, qui constitue un curieux problème et n'6st pourtant pas inexplicable.
Si, en effet, vogs cherchez à vous rendre compte, à travers l'œuvre d'Edmond Scherer, de ce que fut ce que j'appellerai sa conscience intellectuelle, vous y reconnaîtrez bientôt une contradiction qui vous sera pénible et qui pour lui fut sans doute extrêmement douloureuse.
Dans une jeunesse qui fut, on le sait, consacrée à la théologie, il avait débuté, comme il l'avoue en généralisant peut-être un peu trop son cas, « par les dogmes immuables, les règles inflexibles, les vérités universelles ». Puis, peu à peu, entraîné par sa sincérité, par la logique de son esprit, par les exigences de sa pensée, il avait de sa propre main détruit l'échafaudage de ses croyances : « Viennent le contact de la vie, l'étude de l'histoire, Thabitude de l'analyse, et peu s'en faut qu'on ne finisse, comme Benjamin Constant, par s'imaginer qu'aucune proposition n'est vraie si Ton n'y a fait entrer son contraire. » Le « peu s'en faut » est de trop, et c'est sans doute pour se faire illusion à luimême que Scherer Ta intercalé dans cette phrase. En réalité, il en était là, et peu de contemporains Tout dépassé en scepticisme conscient et réfléchi. Mais, tandis que son intelligence détruisait ainsi ses croyances, il leur restait obstinément attaché, et un tragique antagonisme se formait entre son être intellectuel et son être moral. Celui-là, avec
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une impitoyable logique, poursuivant jusqu'au bout sa tâche commencée, sapait les absolus : plus de foi religieuse, plus de base indiscutable à la morale, plus rien de certain parmi les inventions de reslhétique. Celui-ci, au milieu de ces ruines, tâtonnait en aveugle, désespéré de ne pouvoir les reconstituer. L'un s'était vaillamment jeté dans le flot des incertitudes et s'en allait au courant, l'autre voulait le remonter ou nager vers une berge chimérique qu'il ne touchait jamais. Sceptique et croyant, Scherer l'était à la fois : sceptique par l'intelligence spéculative, croyant par l'intelligence pratique; la première démontrant à la seconde qu'aucun de ses postulats ne résistait à Tanalysc, la seconde démontrant à la première qu'en les détruisant elle détruisait la dignité, le charme, la noblesse de la vie. En sorte que, tandis que le sceptique allait son chemin, rêvant parfois à jouir de son scepticisme, s'abandonnant à des aveux de dilettante — comme celui-ci, par exemple : « La déconfiture de l'absolu a, dans tous les cas, ceci de bon qu'elle est favorable à l'indulgence, » — le croyant, qui le guettait, trouvait mille occasions de le retourner de force vers les idéals perdus et d'empoisonner les joies^de son naissant dilettantisme en lui montrant au bout de redoutables abîmes.
Un pareil conflit devait avoir de multiples conséquences, et il les a eues.
D'abord, il a fait de Scherer une personnalité d'exception, nécessairement isolée entre les deux troupeaux d'êtres qui, moins complexes, acceptent une bonne fois pour toutes l'une ou l'autre des deux solutions : l'agnosticisme ou la foi. L'immense majorité des hommes, en effet, a plus besoin de tranquillité d'esprit que de vérité, et, pareils à ces esprits irrésolus qui jouent à pile ou face pour prendre une décision, ils acceptent de ne considérer les problèmes de la pensée que d'un seul côté, sur lequel seul un hasard a attiré leur rayon visuel. Mais ce n'est pas tout : debout dans cette espèce de zone neutre où il s'était installé, Scherer resta tourné vers ceux qu'il venait de quitter, ne s'adressant qu'à eux seuls et tournant le dos aux autres, introduisant ainsi dans son œuvre et aux dépens de son œuvre la contradiction qu'il portait en lui aux dépens de sa tranquillité. Ce sceptique d'aujourd'hui, en effet, ne connaît que ses amis de la veille, ne tient compte que de leurs opinions, ne se soumet qu'à leur jugement, n'ambitionne que leurs suffrages, méconnaissant et dédaignant ceux qui devraient être, ceux qui sont ses véritables frères. Voyez avec quelles précautions il introduit ses idées, quand elles lui paraissent hardies, voyez comme il insiste d'avance, comme pour l'atténuer, sur l'impression que, pense-t-il, elles ont produite ou vont produire. Ici, c'est son éclectisme qu'il constate et qu'il éprouve le besoin
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de justifier : « Il m'est arrivé de scandaliser les gens en leur disant que je m'arrange de Thiver comme de Tété, que je goûte également la solitude et la société de mes amis et que je trouve mon plaisir dans Racine aussi bien que dans Shakespeare, sans même éprouver le besoin d'instituer entre eux une comparaison. » Quelques lignes plus loin, dans cette préface du huitième volume des Études qui est son testament lUtéraire et philosophique, il ne se hasardera à mettre en doute le sens de certains mots consacrés qu'après avoir exagéré, pour les prévenir, les reproches qu'il encourra de ce fait: « Avisez-vous, par exemple, de demander ce que c'est que le progrès ou d'insinuer que rhumanité pourrait bien n'être qu'une abstraction, et vous verrez si l'on ne vous tient pas pour une ganache ou un pervers. » Ailleurs encore, dans un article où il osait s'attaquer à un absolu plus spécial, si l'on peut dire, mais qui recrute aussi ses fanatiques parmi les bons esprits : « Allez insinuer que la comédie est après tout un art limité et qui laisse de côté les choses les plus profondes et les plus élevées de la nature humaine, allez faire entendre que Molière n'est pas toujours égal à lui-même, qu'obligé de travailler vite il improvise trop souvent, qu'il a des négligences, des vices de diction : on vous regardera avec élonnement ou dédain, comme un esprit chagrin ou un faiseur de paradoxes... » N'êtes-vous pas
frappé par la disproportion entre l'idée indiquée et la préoccupation de Tefifet désastreux qu'elle ne manquera pas de produire? Et cette disproportion même ne vous prouve-t-elie pas, comme je le disais tout à rheure, que Scherer n'a en vue qu'un public spécial, limité, déterminé, qui pour lui est tout le public? Car enfin, je connais et vous connaissez une foule de gens instruits, cultivés, distingués, qui ne seront point scandalisés qu'on aime à la fois Racine et Shakespeare ; j'en connais même dont Péclectisme est plus large et qui goûtent en même temps, par exemple, Scherer et Tune de ses bêles noires, Baudelaire ou Théophile Gautier ; j'en connais encore qui ne s'étonneraient pas du tout, oh! mais pas du tout, d'entendre discuter le sens des mots progrès et humanité ; j'en connais aussi qui admettront sans peine que Molière n'est pas une Bible ; j'en connais de si indulgents ou de si compréhensifs qu'ils écouteront tout ce qu'on voudra leur dire sur toutes choses, pourvu que ce soit bien dit, sans jamais se fâcher ni s'indigner, ni même se troubler. Mais ces gens-là, Scherer ne les connaissait pas, ne voulait pas les connaître. Savezvous? Je crois bien qu'il les regardait, au fond, comme des « ganaches » et des « pervers », et qu'il se réprouvait lui-même quand il lui arrivait de penser comme eux, de tomber dans leur dangereux éclectisme, d'employer leur coupable critique. Il les aimait ^'«utant moins que cela lui arrivait
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plus souvent et qu'il eu souffrait davantage.
Voilà donc un des résultats de cette contradiction entre le sceptique et le croyant que j'ai signalée tout à Theure. Un autre, qui devait également contribuer à isoler Scherer, c'est la préoccupation constante d'un certain nombre de questions qui sont restées indifférentes à l'agnosticisme de ces dernières années.
Un des faits les plus caractéristiques de la littérature du second empire et de la troisième république, de celle-là même dont nous venons d'étudier quelques-uns des guides, c'est sa complète indifférence aux questions transcendantes. Dans son ensemble, malgré quelques tentatives plus ou moins heureuses d'opposition ou de réaction, elle a été naturaliste et positiviste. Elle s'est attachée à la description des mœurs plutôt qu'à celle des sentiments et des idées ; le monde extérieur Ta plus intéressée par ses aspects pittoresques que la vie intérieure avec ses mouvements abstraits ; les couleurs de la nature l'ont plus préoccupée que son mystère. Elle a jugé qu'il suffisait d'étudier les faits en euxmêmes et que leur sens importait peu ; quant aux problèmes de l'au delà, elle n'a pas même songé à les poser. La critique, qui est presque toujours d'accord avec la littérature militante, même quand elle paraît la combattre, est devenue de plus en plus documentaire, historique et explicative : elle a considéré les mœurs comme def < signes » dont
il est intéressant de rechercher le sens, qu'il est curieux de mesurer à certains critères convenus. Or je ne sais si, chez Edmond Scherer, le sceptique lui-même aurait pu suivre ses contemporains dans cette voie ; en tout cas, s'il en avait la tentation, le croyant l'arrêtait bien vite en lui montrant au bout des abîmes. Et sans cesse il ramenait, dans ses articles, ses points de vue de théologien et de moraliste, tout préoccupé, quoiqu'il ne Tavouât pas, de l'action qu'exerçaient les livres ; trop heureux quand il pouvait aborder de front les hautes questions qui l'intéressaient le plus, des questions que lui seul osait alors introduire dans les journaux: creusant sans cesse, en s'efiforçant de n'en avoir pas l'air, ce problème du Vrai, du Bien et du Beau, qu'il retournait encore après l'avoir reconnu insoluble, qu'il maintenait dans ses termes anciens après avoir démontré qu'on ne peut même le poser raisonnablement, comme dans la conclusion de sou article sur la Crise actuelle de la morale^ où l'on peut lire, au bout d'une des analyses les plus corrosives que je connaisse des diverses théories contemporaines sur l'obligation :
« Que de fois, dans Tébranlement général des croyances et des principes, n'ai-je pas moi-même estimé heureux celui qui restait homme de bien parce qu'il était homme de goût ! La délicatesse des sentiments serait-elle sans rapports avec celle de l'ei^prit? L'éthique n'est-elle pas une sorte d'es-
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thélique supérieure? Mais enfin, et quelque spécieux que soient ces rapprochements, ils ne nous donneront pas ce que nous cherchons : à savoir, une règle applicable à tous, Tautorilé souveraine qui permet de dire à chacun : « Tu dois ! il faut ! »
« Sachons voir les choses comme elles sont: la morale, la bonne, la vraie, Tancienne, l'impérative, a besoin de l'absolu ; elle aspire à la transcendance : elle ne trouve un point d'appui qu'en Dieu.
« La conscience est comme le cœur : il lui faut un au delà. Le devoir n'est rien s'il n^est sublime, et la vie devient une chose frivole si elle n'implique des relations éternelles ! »
Sommes- nous assez loin du ton habituel des articles de journaux ! Etn'esl-il pas naturel que le journaliste qui se servait de sa plume et prenait occasion des livres qu'il avait à juger pour attirer ses lecteurs dans de telles régions ait paru à ses confrères de la nouvelle école un débris d'un aulrc âge? « On appartient à deux civilisations, dit Scherer, non sans quelque mélancolie, celle qui vient et celle
qui s'en va, et comme on a l'habitude de la première, on est mal placé pour juger et goûter la seconde. » De même, ceux qui ont l'habitude de la seconde sont mal placés pour juger et goûter la première, et il ne faut pas trop leur en vouloir s'ils ont méconnu un homme qui était plus près d'eux qu'il ne le paraissait, mais qui, retenu par une solide chaîne à une tradition passée, semblait lui apparteni'* tout entier^
H faut dire que le malenteodu a été réciproque et que, si la génération nouvelle n'a guère aimé Scherer, Scherer, de son côté, s'est montré pour cet âge nouveau, auquel il appartenait en le détestant, d'une méfiance qui va Jusqu'au parti pris, d'une sévérité qui va jusqu'à l'injustice. Lui qui ose nier que le mot progrès ait un sens, il en prête ua au mot décadence et trouve un singulier plaisir à insister sur les symptômes de décadence qu'il note autour de lui. De ses divers articles, on pourrait extraire un tableau désolant de l'état actuel des esprits. En 1869 déjà, il proclame qu'on ne peut c< comparer les vingt dernières années avec les trente qui les précèdent sans y reconnaître un abaissement marqué ». Les trois ou quatre écrivains qui lui paraissent encore comparables à leurs devanciers « sont isolés, ne se rattachent à rien ». Peut-être — mais c'est peu probable — sont-ils a les précurseurs d'une ère nouvelle » ; peut-être tout simplement « de ces brillantes efflorescences qui trahissent une décomposition ». On ne lit plus, les loisirs diminuent, «le monde moderne n'a plus de temps que pour deux choses : le travail qui lui donne du pain, et l'amusement qui le distrait du travail, » etc.
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On pourrait croire que des préoccupations extralittéraires n'étaient point étrangères à ce point de vue morose, qui pouvait servir le républicain dans son hostilité contre le régime impérial. Mais non : Scherer le conserve sous la république, en présence de toutes les manifestations nouvelles qu'il observe sans aucune sympathie, quoique avec une curiosité toujours en éveil : la langue française se corrompt, grâce à la presse quotidienne, grâce aussi à des causes plus profondes : « une culture superficielle, qui a perdu le sentiment de la propriété des termes et un besoin de raffinement qui veut innover à tout prix ; » et il est fâcheux que TAcadémie française n'ait pas « un droit de haute et basse justice sur les malfaiteurs qui attentent à cette chose, sainte entre toutes, la langue maternelle* ». D'ailleurs, la littérature « tout entière » est divisée en sectes exclusives, qui, avec une « horrible certitude », inscrivent chacune sur leurs bannières : « Hors de nos rangs point de salut ! » Aussi est-elle en train de disparaître. « Il y a encore de l'orthographe dans les livres et dans les journaux, parce qu'il y a des protes pour l'y mettre ; mais il n'y a plus de grammaire. » Quant aux sujets, ils n'ont chance de réveiller «l'apathie des masses» que s'ils sont grossiers et libidineux, sous fausse couleur de hardiesse 2.
1 La déformation de la langue^ 1876.
s Emile Zola.
là des défauts dont nous avons évidon de chances de nous corrigir, car noi proie des opinions Taciles et convenues e penchant aux partis pris moutonniers is général » , et « le despotisme des jugeit faits n'a jamais été plus doeilemenl ces temps de prétendue émancipation et int individualisme'. » Enfin, la crise de la , peut-être bien « un des éléments ou des ne transformation générale dans le sens liocrilé et de la vulgarité : la religion, des rites passés en habitude ou h. des superstitieuses, une morale à la Confucius, ature de mandarinat, l'art tournant au , point de ciel au-dessus des têtes, point ; dans le cœur, mais un certain niveau de de savoir-faire et d'instruction, l'égalitô mité d'un monde où les forces en s'usanl quilibrées. Toute vallée sera comblée, nt déjà les prophètes d'Israël, et toute sera abaissée. Aitai soit-il ! Le monde, 1, ressemblera un jour à la plaine Saintdire ce qu'il en aura coûté de vies et 'encre et de sang, d'enthousiasme et de pour réaliser cet idéal ' ! >i Das croire que ces généralités soient des un esprit chagrin, qui soulage en grom-
l*Ve littéraire.
acluttU de la moral».
«wnciers et les