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et quand son roi menaça de violer les règles du jeu il se retira dans une opposition silencieuse. Il blâäma les ordonnances, il blâma la Révolution. Mais dans le fond du cœur ne se sentait-il pas un peu le complice de ces émeutiers qui l'avaient porté en triomphe et qu’il félicitait dans la personne d’Augustin-Thierry pour avoir fait triompher ses doctrines sur la Liberté de la presse ?
N’interprétons pas cette lettre à THIERRY comme une flatterie courtisane à l’adresse de ses adversaires politiques: elle est tellement dans la ligne de son libéralisme! Si la révolution de 1830 est juste à ses yeux ce n’est pas qu’il préfère les délibérations d’une assemblée à l’antique monarchie française, c’est qu’en cette assemblée il voit les droits sacrés de Opposition, et en cette révolution, l'individu vainqueur de l'Etat, la revanche des droits de l’homme outragés. Il sacrifie le trône capétien à la liberté de la presse, bien persuadé d’ailleurs que celle-ci n’en retirera aucun avantage dans l’avenir et qu’elle se perd en triomphant. Mais le Dieu est content, la Liberté est vengée, les ruines de juillet et toutes celles qu’elles annoncent sont l’holaucauste nécessaire.
HN QT
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