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CHATEAUBRIAND n'a pas envisagé avec autant de précision le rôle arbitral du monarque. Mais comme il admet lui aussi ce jeu des pouvoirs et des partis, il souhaite que la couronne soit élevée au-dessus des compétitions où elle ne pourrait se mêler sans perdre sa dignité et presque sans changer de nature. Pour que la monarchie ne soit pas discutée, qu’elle n’entre pas dans la discussion. C’est la solutien dont s’accommode Sa Majesté Britannique. Tout se passe entre les Chambres et les Ministres:
« Toutes les convenances seraient choquées en Angleterre si un membre du Parlement s’avisait de citer l’auguste nom du monarque pour combattre ou pour faire passer un bill » (20).
En invoquant « l’'auguste nom du monarque » des ministres imprudents pensent fermer la bouche d’une Chambre fidèle; mais si le loyalisme des députés était moins pur ils exposeraient le roi à se voir discuter par ses propres sujets. CHATEAUBRIAND n’est pas moins choqué dans le premier cas que dans le second: dans l’un c’est la Liberté qui souffre et dans l’autre la monarchie. |
Mais si le roi reste en dehors du débat, s’il se contente de tégiférer dans des circonstances exceptionnelles et sur des points indiscutables, les apparences sont sauvées et la discussion peut suivre son cours.