‹ Les idées religieuses de PlutarqueChapitre 5 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

l'apologue du Deuil, qui s'y trouve rapporté (XIX, 112 A), le deuil est assimilé aux démons, et non aux dieux, comme dans la Consolation ù Timoxène (VI, 609 E), et le récit est attribué, non pas à Esope {Consolalin ad Uxorem, G09 E), mais à un philosophe anonyme (ad Apollonium, XIX, 111 F).

Le De Placilis Philosophonim fut attribué de bonne heure à Plutarque, puisqu'Eusèbe le cite sous ce nom {Préparation évangélique, passim) mais il n'en a ni l'esprit ni le style. Ce n'est qu'un recueil de notes insipide, et parfaitement indigne de n'importe quel écrivain de talent.

Malgré l'autorité de Nachstaedt, nous restons indécis sur l'authenticité des déclamations relatives à la Fortune d' Alexandre. Dans la première, tout au moins, Socrate est trop maltraité pour nous y laisser reconnaître la main de l'un de ses plus fervents admirateurs (1).

Les dialogues pythiques, le traité à'Isis et d'Osiris, les Délais'de la justice divine, sont les bases solides et indispensables de toute étude sur la religion de Plutarque. L'essai sur la Superstition nous le représente au naturel, dans ses fonctions de prêtre officiant. La Consolation à Timoxène nous le montre chef de famille, intermédiaire entre les siens et Dieu. Le Démon de Socrate et surtout le De Facie in orbe Lunx font tant de place à la fantaisie qu'on doit s'en servir avec une extrême réserve. Enfin l'on trouve plus d'une indication utile dans les Propos de table, les Questions grecques et romaines, et VAmalorius.

Tels sont les ouvrages que nous considérons comme particulièrement sigiiilicatifs par rapport à la question qui nous occupe. Nous n'avons pas négligé les Vies morales, en tant qu'elles touchaient à notre sujet.

Nos citations se réfèrent en général à l'édition donnée par Dubner et Dbhner dans la collection Didot ; nous avons toutefois indiqué plus précisément que Dubner la concordance entre la division en chapitres et la pagination in-folio. Cette édition si vantée doit beaucoup à celle de Xylander (Heidelberg. 1570). qu'elle reproduit en grande partie textuellement jusques et y compris la traduction latine.

I I; Cr. infrn.

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