‹ Les Idées Sociales d'Eugène SueChapitre 20 sur 43 · LEE · texte numérisé non relu

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que d’une écurie, que d’une étable, que d’un grenier, que d’un foyer » (Ouvrage cité, p. 33).

Quant au logement des associés, il se composait selon l'exigence de leur famille d’une ou deux chambres bien aérées en été, bien chauffées en hiver, par la vapeur. On utilisait ainsi le feu incessant de l’immense cuisine communale. Voilà Sue. Comparons Briancourt. « Les appartements sont commodes.…, bien aérés en été, bien chauffés en hiver, en utilisant le calorique perdu de la cuisine de la machine à vapeur, etc » (ouvrage cité, p. 36). Le système de bénéfices est le même que celui de la manufacture modèle de M. Hardy (supra). La théorie d’association chez Sue n’est pas très complète. Dans le dernier exemple, il y a beaucoup de points communs entre Sue et Briancourt, dans le langage et dans le plan de l'association agricole : avec cette seule exception que Sue n’a qu’esquissé le système communal, tandis que Briancourt donne une analyse complète. Si Sue a suivi fidèlement Briancourt sur ce point, il est bien probable qu’il a suivi Briancourt aussi dans ce au’il a dit de la manufacture de M. Hardy; mais, d’après les faits que nous avons pu invoquer, nous sommes en faveur de l'inspiration de Briancourt sans pouvoir l’affirmer avec certitude. Quant à la possibilité pratique des maisons communes pour les ouvriers, on lit dans la Démocratie Pacifique (17 oct. 1844), que « cette excellente institution était sur le point de se réaliser en 1829, grâce aux charitables intentions de Mlle Amélie de Vitrolles ».

D’après un article de la Revue Critique (1539, t. 6-7, p. 299, « Du paupérisme en France et des moyens de le détruire >»), il paraît que les bienfaits de l’association ont été réalisés dans quelques endroits. « La pensée de réveiller l’agriculture a inspiré au prince de Monaco de fonder dans les communes qui environnent son château, des associations agricoles et bienfaisantes au moyen desquelles les meilleures méthodes de culture sont popularisées et mises à la portée de tous, en même temps qu’un: fonds commun est formé pour venir au secours de tous.

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les malheureux dont la position l’exige. Aussi, plus aucun prétexte ne reste à la mendicité. Deux rapports qui accompagnent cette brochure et qui en forment la partie la plus intéressante attestent les résultats obtenus par le Comité de secours de la ville de Thorigin en mettant ce plan à exécution dans 26 communes qui ont réussi de cette manière à faire disparaître en fort peu de temps toute mendicité. Elles ont également vu diminuer, par des soins bien entendus le nombre des pauvres malades. Il faut répandre de pareilles associations de commune en commune ».

La théorie de Sue que la propriété est un vol, se trouve chez la plupart des communistes. Selon Fleury (Babœuf et le socialisme, 1796, par E. Fleury, 2° Ed. Paris, 1852), ce fameux axiome dont Prudhon se vante d’être l’inventeur n’est qu’un plagiat... Babœuf avait dit: « La propriété est le plus grand fléau de la société. C’est un véritable délit public >. Babœuf avait servi de modèle à St- Simon, Fourier, Cabet, Proudhon, Leroux. Evidemment, dans la théorie sociétaire et communiste, si nous devons tous être associés, tout le monde est propriétaire et l’existence d’une propriété appartenant à un individu unique est donc niée parce que chacun est co-propriétaire de la propriété d'autrui.

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