‹ Les Idées Sociales de Georges SorelChapitre 22 sur 47 · PES · texte numérisé non relu

PES

tion des révolutionnaires blanquistes, pour en revenir à la notion de classe » (1).

Reste à définir cette notion. Un disciple de Sorel, Lagardelle, l’a fait excellement : « Une classe sociale, écrit-il (2), est une collectivité relativement homogène d'hommes placés sur un même plan économique et unis par la conscience commune de leur situation. » 1

Ainsi, deux éléments contribuent à former une classe : un élément économique et un élément psychologique.

Nous les avons trouvés, l’un et l’autre, dans la conception de cette classe prolétarienne en qui notre auteur place tous ses espoirs. Il lui assigne comme base économique, exclusivement le travail manuel et ses dérivés; quant à la partie psychologique, la plus importante, elle est constituée par le « mythe de la lutte de classe », qui est comme l’âme ardente et passionnée des masses prolétariennes.

(1) Décomposition, p. 51.

(2) LAGARDELLE : Classe sociale et parti politique, in Mouvement socialiste, 1909.

Page 1