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CHAPITRE IV

La Violence

Avant d'entrer dans le détail de nos explications sur ce point,:nous rappellerons, comme nous l'avons fait à propos de la lutte de classe, les variations de Georges Sorel.

Nous avons décrit « la phase réformiste » de sa carrière, qui va, approximativement, de 1896 à 1903, et pendant laquelle il a cherché la solution de la ques-. tion sociale dans une transformation légale des institutions existantes. Il réprouvait alors la violence et niait que la révolution prolétarienne dût prendre « le caractère d'une guerre d’extermination.. se ruant à la destruction des choses séculaires et rompant brusquement avec le passé » (1). à

L'économie capitaliste lui paraissait devoir peu à jeu se transformer en économie collective, et il exhortait les socialistes « à accélérer le mouvement des réformes juridiques et à accepter ce qu'on leur apportait, alors même que les nouvelles lois laisseraient beaucoup à désirer » (2).

- Mais, en 1903 (3), Sorel va préciser sa pensée : les réformes législatives ne peuvent concerner que l'échange, c’est-à-dire le milieu économique; au con-

(1) Sorez : Etude sur Vico. Devenir social, novembre

(2) Sorez : Etude sur Vico. Devenir social; novembre 1896, p. 934. Ù (8) Dans son Introduction à.l'Economie moderne.

traire, la production, c’est-à-dire l’économie ellemême, et par voie de conséquence, si l’on admet la théorie matérialiste, la morale et les institutions sociales, ne peuvent être transformées que « révolutionnairement ».

Laissant de côté la question secondaire de la socialisation de l'échange, toute l’œuvre postérieure de notre auteur est consacrée à la réalisation de cette révolution qui, en changeant le régime de la production, engendrera une civilisation nouvelle.

Nos précédentes explications ont dégagé, d'une part, la nécessité pour cette révolution d’avoir une allure proprement prolétarienne; elles ont, d'autre part, mis en lumière la mission des syndicats professionnels, en tant que facteurs de progrès économique et moral et instruments de lutte de classe.

Nous connaissons le but, le caractère et l'agent de la révolution sorélienne. Reste la méthode à suivre: Sorel préconise la méthode directe, la lutte, non plus parlée, mais agie.

Que la lutte de classe ne soit plus seulement une expression verbale, mais une réalité, que la « scission » devienne un fait positif et définitif.

Semblable au Commandeur des croyants proclamant la guerre sainte contre les infidèles, le « Vieux de la montagne » (1) syndicaliste, du fond de sa retraite bourgeoise, va prêcher inlassablement aux militants ouvriers l'emploi de la « violence » contre la bourgeoisie décadente.

La violence prolétarienne mérite avant tout d'être définie pour écarter, dit Sorel, des préjugés que cette

(4) L'expression est de Fournière, Les Illusions de la violence, in Revue socialiste, 1909, t. 49, p. 101.

seule expression suggère immédiatement aux esprits

des contemporains. Ê

Il ne s’agit pas du tout de la « violence jacobine » qui s’est manifestée en 1793 et qui a discrédité la Révolution Française. Les prolétaires ne ressemblent en rien à ceux qu'André Chénier a justement appelés « des bourreaux barbouilleurs de lois ». Il ne saurait être question de faire revivre les « comités de surveil- * Jance révolutionnaire, les brutalités d'agents soupconneux, grossiers et affolés par la peur, les tragédies de la guillotine » (1).

Cette violence là, d'origine bourgeoise, n'est pas la violence populaire.

Il est en effet à remarquer « qu'à mesure que le peuple s’est plus intimement mêlé aux révolutions, elles sont devenues moins féroces » (2).

« On commettrait done un contre-sens en confondant les abus de la force bourgeoise révolutionnaire de 93, avec la violence de nos sentiments révolutionnaires. Le mot « révolutionnaire » aurait ainsi deux sens parfaitement distincts. » (3) \

Cette différence tiendrait, d’après Sorel, au but étatiste poursuivi par les révolutionnaires bourgeois, membres, pour la plupart, du Tiers-Etat judiciaire, et qui avaient pieusement recueilli la tradition de la justice royale, dont « le but essentiel n’était pas le

(1) Réflexions, p. 141.

(2) Ibid., p. 144. Sorel cite ici Drumont ui avait en vue l'exemple de ia Commune de 1871. « Ce fut l'élément bourgeois qui fut surtout féroce dans la Commune, la bourgeoisie vicieuse et bohème du Quartier Latin, l’élément peuple au milieu de cette crise effroyable resta humain, c’est-à-dire français. » (Réflexions, p. 143.)

(3) Réflexions, p. 144-145.

droit, mais l'Etat » (1). Les gens de la Révolution ont appliqué cette doctrine avec une rigueur d'autant plus grande que leurs éducateurs politiques, les philosophes du xvirr siècles, et leurs oracles économiques, les physiocrates, avaient pour idéal un gouvernement puissant qui appliquât leurs doctrines économiques et sociales, bon gré mal gré.

La même mentalité étatiste se retrouve dans la bourgeoisie contemporaine. Une partie d’entre elle a sacrifié Dreyfus à la raison d'Etat, sans s'inquiéter de son innocence (2). Et les démocrates qui l’ont défendu, n'ont pas hésité, non plus, à commettre « un forfait politique » analogue, en condamnant, pour un complot « inventé par la police », Déroulède, Buffet et Lur-Saluces, leurs adversaires politiques. On s'explique, dès lors, l'enthousiasme de Jaurès, ce démocrate modèle, pour les bourreaux de la Révolution, dans son Histoire socialiste (3).

Sorel charge la force étatiste, soit qu’elle occupe le pouvoir, soit qu'elle s'emploie à le conquérir par des moyens révolutionnaires, de toutes les atrocités. H lui prête des sentiments de haine et de vengeance et il lui oppose la violence prolétarienne dans une définition très nette: « La force à pour objet d'imposer l’organisation d'un certain ordre social dans

(1) Réflexions, p. 147.

(2) V. Réflexions, p. 154, en note : « On se souciait peu que Dreyfus fut coupable ou innocent, l’essentiel était de mettre l'Etat à l'abri des trahisons et de rassurer les Fran- Çais affolés par la peur de la guerre, »

(8) Réflexions, p. 157.

nu

lequel une minorité gouverne, tandis que la violence tend à la destruction de cet ordre. » (1)

. Nous nous trouvons, une fois de plus, en face de cet « acratisme » sorélien, qui se refuse à voir un « Etat socialiste » suecéder à l'Etat bourgeois. La révolution prolétarienne tend à un bouleversement absolu de la société et non à un changement de gouvernement. IF

Elle n’a pas le caractère d’une lutte entre partis, mais celui d’une guerre internationale. Or, « tout ce qui touche à la guerre se produit sans haine et sans esprit de vengeance » (2). Contrairement à la force étatiste, dont nous avons vu les abus et les lâchetés odieuses, la violence prolétarienne témoignera aux vaincus de la générosité.

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La violence prolétarienne organisée, ainsi définie, aura un effet doublement bienfaisant au point de vue économique et au point de vue moral. |

* *x * A) Le rôle économique de la violence

« La théorie marxiste de la révolution suppose que le capitalisme sera frappé au cœur en période de prospérité économique » (3) et que le prolétariat

(1). Réflexions, p. 257. I1 écrit dans le même ouvrage (p. 253) : « Ils (les marxistes orthodoxes) n’ont pas soupçconné qu’il y'avait une différence à établir entre la force qui marche vers l'autorité et cherche à réaliser une obéissance automatique, et la violence qui veut briser cette autorité. - | rnb:

(2) Réflexions, p. 161. |

(3) Réflexions, p. 121 et suivantes.

vainqueur héritera de cette favorable situation comme un fils recueille la succession paternelle.

Gette théorie trouve sa justification dans l’histoire. Le triomphe facile de la Révolution et de l'Empire est dû en grande partie au progrès économique de la fin du xvirr* siècle. Au contraire, la conquête chrétienne, survenue en plein décadence économique de l'Empire romain, a continué les errements du monde profane à ce point de vue, si bien « qu’une renaissance ne put se produire que très longtemps après, lorsque le monde eut traversé une longue série d'épreuves » et notamment les invasions barbares.

Devant ces constatations, une comparaison physiologique s'impose : une mère débile donne rarement naissance à un enfant bien portant. Il faut done, si l’on veut à la fois sauvegarder les conquêtes du capitalisme et faciliter l'avènement de la Révolution prolétarienne, s’efforcer de rendre à la production le caractère intensif qu'elle manifestait lors de la ,période héroïque du capitalisme. Il faut revenir à la libre concurrence, ne pas limiter la production aux besoins, éviter tout retour à l’économie médiévale qui avait en vue les seuls consommateurs. Or, la politique des socialistes parlementaires et des démocrates du devoir social tend, nous l'avons vu, à restreindre la production au nom d’un « idéal de mendiants », et à entraver par toutes sortes de « lois de solidarité » le capitalisme dans sa marche en avant.

À tout prix, il importe de réagir contre cette œuvre néfaste de régression économique anti-marxiste. Pour cela, un seul moyen : rendre au capitalisme défaillant son énergie de jadis, luj montrer l'erreur commise en abdiquant entre les mains des politiciens de la démocratie, le pousser au combat.

Deux évènements pourraient seuls, d’après Sorel(1), parvenir à ce résultat : « Une grande guerre étrangère qui amènerait au pouvoir des hommes ayant la volonté de gouverner (2) ; ou une grande extension de la violence prolétarienne, qui ferait voir aux bourgeois la réalité révolutionnaire et les dégoûterait des platitudes humanitaires avec lesquelles Jaurès les

endort. »

La violence prolétarienne aura donc cet effet, « de renfermer les patrons dans leur rôle de producteurs et de restaurer la structure des classes au fur et à mesure que celles-ci semblaient se mêler dans un marais démocratique » (3). |

Grâce à Fa violence, la société se présentera sous l'aspect envisagé par Karl Marx, et Sorel résume sa démonstration par cette phrase catégorique, bien dans sa manière : « En face d’une bourgoisie affamée de conquêtes et riche, si un prolétariat uni et révolutionnaire se dresse, la société capitaliste atteindra sa perfection historique. » (4)

(1) Réflexions, p. 110,

(2) Sorez semble avoir eu l'intuition du ministère Clemenceau qui galvanisa les énergies nationales et contribua si efficacement à la victoire. Maïs la paix a remis en honneur les mœurs démocratiques, et la Chambre élue le 11 mai 1924 se promet d'appliquer un programme de « réformes sociales » dont la démagogie aurait fait hurler de colère le vieil apôtre de la violence.

(3) Réflexions, p. 120.

(4) V. Réflexions, p. 130 : « À ceux qui accusent les syndicalistes d’être d’obtus et grossiers personnages, nous avons le droit de demander compte de la décadence économique à laquelle ils travaillent. Saluons les révolutionnaires comme les Grecs saluèrent les héros spartiates qui défendirent les Thermopyles et contribuèrent à maintenir la lumière dans le monde antique. »

" Cette partie de la théorie sorélienne de la violence a provoqué l'enthousiasme non seulement de ses disciples du « Mouvement socialiste », mais encore des “écrivains les plus bourgeois en France et en Italie. ‘On peut dire que Paul Bourget la mit au théâtre avec son drame « La Barricade », représenté au Vaudeville, le 7 janvier 1910 (1). Bourget y reprenait la thèse de Sorel, mais du point de vue bourgeois, et exhortait ceux de sa classe à la résistance en leur faisant toucher du doigt « l'implacable hostilité de la classe qui voulait déposséder la leur » (2).

Le scandale de cette pièce et la gloire de l’illustre écrivain rejaillirent sur Sorel qui, sans l'avoir recherché, connut dès lors une assez grande notoriété.

En Italie, il n’était pas besoin d’une réclame théà. trale pour révéler notre auteur au public. Nous savons qu’il y possédait, de longue date, ses partisans les plus ardents, et que le syndicalisme révolutionnaire s’y était épanoui comme sur sa terre d'élection:

Le grand économiste Vilfredo Pareto fut particulièrement séduit par cette conception antidémoceratique de la lutte des classes. Il jugea les Réflexions sur la violence « l’œuvre scientifique la plus remarquable qui, depuis bien des années, ait vu le jour, sur la sociologie » (3). Comme Bourget, Pareto se montra frappé de la nécessité de galvaniser la bour-

() À ce propos, il paraîtra peut-être intéressant de connaître l’opinion de Sorel sur Bourget. Il s'exprime ainsi, dans la revue l'Indépendance, t. 2, p. 168 : « Si être philosophe, c’est grouper sous sa méditation beaucoup de réalités judicieusement recueillies, nul de nos contemporains ne mérite autant que Bourget le nom de philosophe. »

(2) Paul BourGer : Préface de la Barricade, p. LIX.

(3) PARETO : Manuel d'Economie politique, p. 480, en note.

* geoisie décadente par le danger d'un prolétariat orga-

nisé et fort (1). | |

Chez les démocrates et les socialistes réformistes, l'émoi-ne fut pas moins grand. Mais il prit l'aspect de la plus véhémente indignation : on osait, au nom des principes socialistes, blasphémer la grande idée de solidarité ! Surtout, on prétendait faire le bonheur du prolétariat en poussant les capitalistes à la résistance ! Pour tenir un pareil langage, il fallait être soit un traître au prolétariat, soit un amateur de belles catastrophes, une sorte de maniaque de la guerre sociale, « dont les yeux seraient obstinément fixés sur les rouges feux de Bengale qu'il aurait allumés pour le plaisir et sans plus rien voir, ni à droite ni à gauche, ni devant ni derrière » (2).

B) Le rôle moral de la violence

Mais un pareil dilettantisme ne pouvait être le fait d’un antiintellectualiste tel que Sorel.

En préconisant la violence, il poursuivait un but bien précis. Il espérait par là, non seulement sauver le monde de la résistance économique, mais lui rendre le sens des valeurs morales oubliées.

Malgré leur étalage de nobles sentiments et l’abus qu'ils font du mot de « devoir », les démocrates de

(1) Pareto s’exprime à peu près dans les mêmes termes que Sorel : « (Les faits) que nous venons de citer suffisent

our prévoir de quel côté sera probablement la victoire. ne cours des événements pourrait être changé, il est vrai, par de grandes guerres, ou, ce qui est infiniment moins probable, par un changement qui s’effectuerait dans les manières et les sentiments de la bourgeoisie. » (Manuel d'Economie politique, p. 495.)

(2) Cf. BouGLé : Syndicalisme et Démocratie, p. 107.

toutes catégories ne donnent pas des exemples édifiants quand on serute un peu leur conduite au point de vue moral. Certes, la brutalité leur fait horreur, mais ils sont passés maîtres dans l’art de la ruse la plus basse, dont les abus n'apparaissent pas au grand jour. Ils gouvernent au moyen « d'associations politico-criminelles » où la délation est érigée à la hauteur d’un principe : ce sont la Société de St-Vincent de Paul » au temps de la République cléricale, et la franc-maçonnerie sous le parti radical ().

Waldeck Rousseau, en faisant voter la loi de 1884, avait espéré trouver dans les syndicats un nouvel organisme « d'espionnage gouvernemental ». Pour obtenir ce résultat, il pratiqua une politique de « pots de vin », intervenant en faveur des ouvriers dans leurs relations avec les patrons, et imposant à ces derniers l’arbitrage gouvernemental en cas de conflit.

Cette politique du favoritisme et des pots de vin, les catholiques sociaux l'ont trouvée si habile qu'ils l'ont reprise à leur compte (2): dans leurs milieux « règne une improbité générale ».

Tout cela « ne nous conduit pas à penser que les théoriciens de la paix sociale soient sur une voie qui puisse conduire à une morale digne d'être admise » (3).

« Le sublime est mort dans la bourgeoisie, et celleci est condamnée à ne plus avoir de morale, » (4 Aussi, Sorel, écœuré, se retourne-t-il vers le prolé-

(1) Réflexions, p. 294 et p. 300-311.

(2) Réflexions, p. 312-313.

(3) Réflexions, p. 314.

(4) Ibid., p. 354.

tariat, en le éeonviant à la révolution violente, comme à une « œuvre grave, redoutable et sublime » (1).

Le sublime, en effet, nait de la lutte (2). Si les morales religieuses, et particulièrement la morale chrétienne, ont atteint un tel degré d’élévation, c’est qu'elles se sont développées dans les persécutions et qu’elles ont dû résister à de multiples hérésies.

C'est ainsi qu'elles ont à leur base même l'idée de combat contre l'esprit du mal...

Au xix° siècle, les défenseurs « des droits de l'homme » et des conquêtes de la Révolution menërent contre le parti clérical une lutte vraiment épique par certains côtés. Les déclamations belliqueuses de Proudhon en témoignent.

Aujourd'hui, cet enthousiasme est bien tombé, d'un côté comme de l’autre. Avec lui a disparu la possibilité de constituer un morale laïque.

Rien de grand n’a lieu sans une sorte de mysticisme collectif, par quoi l’homme est poussé hors de sa nature jusqu'à devenir un héros. Sorel considère la violence comme éminemment propre à donner au prolétariat le goût disparu de l’héroïsme et à le doter

(1) Réflexions, p. 202.

(2) A ce propos, divers publicistes ont trouvé exagérés les goûts héroïques de Sorel :

« Il semble que le syndicalisme s’attache trop à des vertus d’exception, à des valeurs éthiques que l’on goûtent pleinement sur les sommets de l’existence, mais qu’il serait utopique de considérer comme devant fleurir tous les jours dans la plaine, c’est-à-dire, comme devant diriger normalement l’existence. » (Guy-GRAND : La Philosophie syndicaliste, p. 169.)

M. BouGLé (Syndicalisme et Démocratie, p. 105) reproche à l’héroïsme sorélien d'oublier l’autre manière de dévoûment et de sacrifice, « le petit travail quotidien », qui, lui aussi, à $a grandeur. La critique est injuste. Nul n’a chanté avec plus d’éloquente sincérité que Sorel la grandeur du travail quotidien. Cf., infrà.

d'une éthique digne du grand rôle qu’il est appelé à jouer dans la société future.

La morale est d’origine sentimentale et non intellectuelle.

Pour agir moralement, l'homme n’est pas entraîné par des raisonnements, si substils soient-ils, ni par les maximes les plus admirables, mais « il faut qu'il existe chez lui quelque ressort puissant, que la conviction domine toute la conscience et agisse avant que les calculs de la réflexion aient eu le temps de se présenter à l'esprit »… « La décision morale est instantanée et sort des profondeurs de l’homme comme un instinct. » (1)

Cet instinct, Sorel compte sur la violence pour le faire jaillir, comme une étincelle, de l’âme prolétarienne.

Nous avons défini la violence prolétarienne, nous avons exposé les résultats économiques et moraux que Sorel en attendait. Il nous reste, maintenant, à chercher sous quelle forme cette violence doit, suivant notre auteur, se manifester.

(4) V. Réflexions, p. 316-317. CFE LH Ge RES

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