‹ Les Idées Sociales de Georges SorelChapitre 9 sur 47 · AO -2E · texte numérisé non relu

AO -2E

les sciences physiques et mathématiques. Ainsi, les prineipes de la géométrie grecque dériveraient des règles de la construction (1.

D'autre fois, il emprunte ses exemples aux phénomènes religieux : les miracles de Lourdes seraient dus « au besoin de l’homme de se réfugier dans un nouveau messianisme contre la fatalité de l’économie du xix° siècle » (2); à la philosophie politique : l’optimisme des philosophes grecs se serait formé « dans des populations urbaines, commerçantes et riches, qui pouvaient regarder le monde comme un ‘immense magasin rempli de choses excellentes, sur lesquelles leur convoitise avait la faculté de se satisfaire » (3).

Cette conception matérialiste, Sorel a soin de faire remarquer qu'elle ne se trouve pas seulement exprimée chez Marx, mais encore chez un philosophe italien du xvin* siècle, dont nous avons noté l’influence sur notre auteur, Jean-Baptiste Vico. Celui-ci avait déjà formulé la loi idéogénétique, suivant laquelle les idées naissent des faits (4).

Enfin, la philosophie de Bergson, qui définit l’intelligence, la faculté de fabriquer, devait confirmer notre auteur dans sa croyance matérialiste (6) ;

(1) V. notamment, à ce point de vüe : Revue de Métaphysique et de Morale, juin 1900, p. 413-414, et article sur « l’'Evolution créatrice », Mouvement socialiste, 1907, I, p. 489-492. Voir aussi De l'utilité du pragmatisme, p. 246 et suivantes,

(2) Insegnamenti, p. 357-358,

(3) Réflexions, 5° édition, p. 19, On pourrait multiplier les exemples ; voir à ce point de vue l'énumération faite en ee Grange La Philosophie syndicaliste, p. 27-28. itude sur Vico, par Georges SOoREtz i 4 " es SOAPRDrE 1896, . 906, à PR

Or notamment article de Sorel sur l’ 1 créatrice, dans Mouvement socialiste, 19071008 mp Ÿ

Page 1