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IV. L’échange et la valeur du travail

Pour pouvoir apprécier la part du travail dans le revenu net, il est bon de se demander quel est le fondement de la valeur du travail. I1 faut d’abord sortir du point de vue abstrait du travail considéré « comme une quantité homogène d'efforts appliqués à une matière donnée dans un temps donné, sans distinction de qualité dans l’objet ni dans le sujet ». La mesure de travail est en premier lieu dans une mesure de temps, et si deux travailleurs, appliqués à une même production, obtiennent dans le même temps des résultats inégaux, il est juste que le salaire soit inégal. Si un travail a exigé un apprentissage, c’est-à-dire un temps non payé, il est juste aussi qu'on en tienne compte dans le salaire. Faut-il ajouter à la notion simple du travail, la notion de qualité — selon l'espèce du travail ou le talent du travailleur — qui en change la valeur et en trouble la mesure ?

La théorie de Renouvier sur ce point est assez originale ; il la tire de sa distinction entre l’état de paix et l’état de guerre. La théorie généralement admise que le génie ou le talent ont, par le fait de leur existence même, un droit éminent de créance sur le monde entier, lui paraît aller contre la loi morale. En droit, rien est dû par personne à personne que pour un travail utile ou des services rendus. Le génie et le talent, le mérite en un mot, n’ont droit qu’au respect et à l'admiration. On transporte dans l’appréciation des travaux l'inégalité qu’on met entre les hommes ; or les

travaux peuvent bien avoir des valeurs morales différentes mais

cela n’affecte en rien les droits et devoirs des hommes en société, .

à l'endroit des efforts qu'ils échangent pour atteindre leurs fins

individuelles et communes. Si les hommes se doivent réciproque-

ment le travail, on ne doit avoir égard qu'aux quantités — seules mesurables — pour évaluer le travail en tant qu’objet de commerce.

Au point de vue de l'idéal social pur, un homme qui, ayant

rempli ses devoirs de débit et crédit, et pouvant rendre des services qui ne lui coûtent rien, vendrait, et très cher, ces services, serait jugé immoral et ceux qui les lui achèteraient manqueraient aussi à leurs devoirs. L'immoralité augmente, si l'on songe que toute capacité individuelle doit quelque chose au travail. des générations antérieures. Mais dans l’état de guerre, c'est par suite d'une évaluation qualitative des travaux que le temps de certains hommes a été payé plus cher, et que s’est ainsi créée une classe d'hommes d'élite vouée à des travaux purement désintéressés en apparence, mais en réalité utiles aux fins communes. Ces hommes représentent un intérêt social à l’état de défense contre les passions de nivelement et ils peuvnt réclamer de leur travail un prix exceptionnel. Tout travailleur est dans le même cas et cherche à obtenir le plus qu'il peut de son travail, en exploitant les préjugés en vigueur sur la nature des travaux. La lutte du marché conduit à l'établissement de valeurs empiriques, de telle sorte que le travailleur qui voudrait appliquer ici les lois de la raison ne le pourrait pas à cause de la solidarité de tous dans la lutte universelle.

Ici encore se retrouve l'antinomie entre le fait et le droit qui éclatait déjà dans la théorie de la propriété. En droit l'unité de valeur ne pourrait se fonder que sur l'unité de temps de travail, mais en fait, il est nécessaire de faire intervenir des éléments de qualité dans le calcul de la valeur ; il n'en est pas moins très utile de bien dégager la notion juridique de la valeur du travail,

si l’on veut peu à peu la faire pénétrer dans les faits.

S1 le travail peut s'évaluer, les produits qui représentent une quantité déterminée de travail le peuvent aussi. Leur valeur comprend : celle des matières premières, c'est-à-dire du travail qui les a mises au jour ; celle de la main-d'œuvre ; les frais généraux, qui représentent du travail ; les frais d'emploi d'instruments, qui qui sont l'amortissement d’une quantité de travail une fois payée; enfin l’intéret des capitaux. Mais l'application de la théorie à la détermination du prix est impossible ; en effet, le prix de l’objet se compose de deux éléments : rétribution du travail qui serait à la rigueur mesurable, rétribution du travail et du capital, prise sur le revenu net. Or ce deuxième élément suppose le prix fait ; pour pouvoir être connu, et pour déterminer le prix, il faudrait au préalable le connaître : il y a là un cercle vicieux. En pratique, pour établir un tarif de valeurs justes, il faudrait une statitisque impossible qui conduirait le plus souvent à une inquisition intolérable, et dont les résultats qui seraient forcément des moyennes, seraient le plus souvent inapplicables aux cas particuliers. La pratique cependant trancherait la difficulté, la liberté réaliserait toute seule la condition morale des échanges, si l'idéal de justice était suffisamment présent dans les âmes et si chacun se conformait à peu près au devoir. Mais la réalité est loin d'un tel état et les mœurs des échanges, les mœurs commerciales sont peut être les plus viciées de toutes ; nous verrons quels moyens Renouvier propose pour les améliorer.

En général, tous les produits, tous les travaux, sont susceptibles d’être échangés ; il est pourtant des services moralement inéchangeables. Il est impossible d'aliéner ce qui touche la personne même et ses droits ; la propriété s'étend tout au plus sur une fraction déterminée du travail et de l'emploi des forces de l'homme, et encore la personne ne doit-elle point livrer son travail d'une façon humiliante, ni accepter vis-à-vis d'une autre une situa-

tion contraire à la dignité. C'est ainsi que Renouvier condamne

les relations de domesticité ; elles sont immorales, « le serviteur étant aux ordres du maître qui n’a ni raison à donner, ni consentement à attendre, ni bienséance à garder peut-être » (1). Cette condamnation s'étend aux travaux répugnants que toute agglomération sociale exige et qui créent comme une sorte de domesticité. Renouvier se demande pourquoi ces travaux répugnants deviennent en général dégradants, et il en trouve plusieurs explications. C’est, ou bien parce que celui qui les accepte n’en aperçoit pas le caractère répugnant ou que ce caractère même l’attire, insensible ou dépravé, il perd en dignité. Ou bien il les fait parce qu'il est attiré par un salaire élevé, et alors il trafique de sa répugnance, c’est-à-dire de sa dignité. Ou bien enfin, il est enchaîné à ce travail par une suite d’entraînements extérieurs et de fatalités; il est rendu assimilable à un agent brut et la dégradation rejaillit de l’état sur sa personne.

Tous ces travaux abaissent l’agent qui ne les fait ni par devoir, ni par affection ou dévouement. La dignité est d’ailleurs compromise au même degré chez ceux qui commandent ces travaux ou ces relations — bien qu’ils estiment souvent le contraire. L'idéal social exige la disparition de toute domesticité et de tout travail répugnant en tant qu'obtenus en échange d'avantages matériels. Pourtant ce sont là des fonctions nécessaires ; comment peuventelles être remplies sans que la morale en souffre ? Pour la domesticité (2), on peut d'abord simplifier les travaux qui lui sont attribués, alors les membres de la famille ou les associés, à tour de

rôle, peuvent les accomplir. Quant aux travaux répugnants,

(x) Science de la Morale, IT, 146.

(2) Dans certains pays, la domesticité se transforme complètement, les domestiques se syndiquent, introduisent des clauses précises dans leur contrat de travail qui devient une sorte de contrat d'entreprise d'ouvrage. V. Jules Hurer, De New-York à San-Francisco, et De San-Francisco à la Nouvelle Orléans.

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Renouvier, pense selon le « trait de génie » de Fourier (1), qu'il faut en attendre l’accomplissement du mérite, du dévouement, mais il n’admet pas plus ici qu’en général le principe fouriériste du travail attrayant ; pour lui, s’il admet que a fin du labeur soit le plus souvent attrayante, il estime que les moyens et l'effort soutenu qu’il faut =vur l’atteindre ne le sont pas. En échange du mérite appliqué aux travaux répugnants, il faudrait, comme salaire, la reconnaissance, non seulement morale, mais manifestée en dons gratuits — et jamais en rémunération débattue.

La morale et l’utopie se rejoignent ici, mais par des voies différentes : l'utopie croit à des transformations miraculeuses dans l’ordre des passions ; la morale ne compte que sur la transformation des mœurs par elles-mêmes, sous l'impulsion de la loi et de l’idéal moraux. Toutes deux veulent établir: entre les hommes des rapports nouveaux qui ne soient pas dus uniquement à la coutume fatale.

L'observation de la réalité économique nous a fait apercevoir l'injustice dans toutes les relations humaines ; l’examen des systèmes qui se sont présentés pour l'expliquer ou l’abolir nous ont paru reposer sur des erreurs théoriques. Avant de chercher, avec Renouvier, les solutions qui conviennent le mieux aux questinos sociales, il a fallu étudier, au point de vue du droit pur, les relations économiques fondamentales afin de connaître les principes qui les fondent et de déterminer la forme que leur imprime la justice. Il est indispensable si l’on venut introduire la justice dans les rats mou lens extraire sdesenrenresentern Jidealède la façon la plus claire. C’est la principale règle de la morale appliquée. Nous allons dans les rcherches suivantes faire usage des

(1) Renouvier ne s'exprime jamais qu'avec une sorte d’admiration, quand il parle de Fourier. Ceci en est une preuve. En ce qui concerne les travaux répugnants, dans le phalanstère, ce sont les petites hordes, adolescents et gens dévoués, qui les accomplissent.

autres règles qui ordonnent de bien préciser l'écart entre le fait et le réel, et de rechercher les moyens à la fois les plus utiles et les plus susceptibles de faire évoluer la société empirique pers la justice idéale.

V. Droits et devoirs sous le régime de la propriété. L'assistance.

Dans l'état de guerre, la propriété est assimilable à ces coutumes injustes, comme l'esclavage par exemple, contre lesquelles, l'agent moral qui ne peut les changer de lui-même, est tenu de lutter par tous ses moyens pour les modifier et tout au moins pour se faire au milieu d'elles une loi de conduite le plus près possible du juste. Mais ici, il faut de plus chercher quels moyens généraux sont praticables pour passer de l'appropriation abusive à l'appropriation rationnelle, ou justement répartie, ou compensée ; il faut subir ce qui est tout en travaillant à le modifer. Le droit révolutionnaire serait certes légitime contre les abus de la propriété, mais on s'abstiendra d'en user si l’on songe à tous les ménagements dûs aux droits acquis, et à toute l'incertitude, aux difficultés et au désordre que comporte sa mise en œuvre. La morale appliquée maintient le droit issu de l'état de guerre, mais elle le soumet au devoir. Les relations de riche à pauvre seraient dominées par le devoir absolu, si ces relations existaient simplement et séparément entre eux. Mais, en réalité, l'occupant a en face de lui un nombre indéfini d'indigents dont le droit est identique à son égard. Partager ses biens serait sacrifice et non justice, et ne produirait peut-être que misère pour ceux mêmes qui en bénéficieraient.

Ceux qui possèdent ont pour principal devoir d'encourager et de commanditer le travail. Le font-ils pleinement, lorsqu'ils

consacrent la plus grande part de leurs revenus à des dépenses

de luxe (1) ? L'idée que es grands revenus, dépensés fatueusement, font vivre les pauvres est un préjugé ; les travaux qu'exige le luxe ne sont pas plus avantageux que d’autres qui serviraient à tous en augmentant la totalité de l'avoir utile. Bien plus, ce luxe actuel est presqu'aussi immoral que celui des sociétés antiques, lesquelles vivaient sur l'esclavage. C’est parce que toute la classe de travailleurs est odieusement pressurée, que de scandaleuses et rapides fortunes s’édifient, permettant l’oisiveté heureuse de quelques-uns. Le luxe en lui-même n'est pas immoral : il ne le devient que lorsqu'il voisine avec l’extrème misère ; il est impossible d'approuver que le luxe des uns se déploie avant que l’aisance ou la satisfaction des besoins des utres soit obtenue. Toute jouissance égoïste dégrade l’homme ; au contraire, tout ce qui se partage se sanctiñe. Niveler, c'est moraliser, disait Renouvier dans le Manuel, et toutes les institutions qu’il y proposent tendent à l'égalité économique. Les économistes qui pensent réfuter les plaintes de ceux qui montrent la misère des classes pauvres, en faisant voir que la richesse des sociétés s'accroît, se condamnent eux-mêmes et avouent que dans les sociétés, a répartition est faire de telle façon que seuls quelques privéligiés profitent du travail de tous et que l'enrichissement de chaque individu n’est jamais proportionnel à l'enrichissement général.

L'idée du luxe a pénétré même le cerveau des réformateurs ; le luxe représente désormais le bonheur et l’on fait entrevoir au peuple une ère de jouissance luxueuse, oisive et complète. Rien n'est plus faux, ni plus immoral. La fin de l'humanité n'est pas dans l’opulence et la jouissance. La vraie société est celle qui apportera la justice. Le travail humain n’a pas diminué; il faut se borner à donner au peuple l'ambition du bien-être :elle est suffisan-

te. L’abandon du luxe exagéré des privilégiés fera tourner les for-

(x) Renouvier examine la question dans le Manuel, ch. x11, dans Science de la Morale, ch. Lxx1x, et dans Critique philosophique, 76, II, 210 sqq.

ces de travail vers une production utile au bien-être général; il y a tant à faire en ce sens qu’on ne saurait craindre que la misère ne suivit l'abandon du luxe.

On défend encore le luxe au nom de l’art ; mais la République égalitaire ne veut pas la suppression de l’art qui est utile au progrés moral ; elle se doit de les protéger, de susciter les vocations artistiques grâce à ses écoles spéciales ; la culture plus approfondie du peuple entier permettra la communion de sentiment et de pensée entre tous les citoyens dans les conceptions Îles plus hautes et les plus belles. Si la production artistique ne concerne qu'un petit nombre d'hommes, la consommation des chefs-d'œuvre regarde tout le monde. « Le peuple a droit à la beauté », a dit excellemment Mirbeau ; ce droit, la société juste doit le satisfaire comme tous les autres droits de la personne et la disparition du luxe, souvent vulgaire, de quelques riches, ne nuira pas au développement d'un art fait pour un peuple cultivé.

En bref, le luxe n'est pas condamné par la morale; les jouissances esthétiques, même non générales, sont un bien pour l'humanité et sont peut-être la condition de la jouissance future de tous, mais il ne sera pleinement légitime, comme tout droit de guerre, que le jour où la justice sera pleinement observée. En attendant, Renouvier est bien près de dire avec d'Alembert, qu'il cite: « Le luxe est un crime contre l'humanité, toutes les fois qu'un seul membre de la société souffre et qu'on ne l’ignore pas. »

Les possédants ont donc le devoir strict de faire un bon usage de leurs richesses; pour le reste, le devoir de l'individu, relativement aux abus de la propriété, n'est qu'un devoir d'assistance, devoir impossible à formuler avec précision, et difficile à évaluer. L'assistance individuelle doit d'ailleurs être compléter par l'assistance sociale. Le devoir d'assistance existe pour tous, mais il est limité d'abord par le devoir de conservation personnelle :

comme elle a pour objet dans la personne d'autrui la nature et

non la personne même, le semblable plus que l'associé, l’obligation d’assister n’est jamais nécessairement bilatérale. Mais toute société impliquant la poursuite du bien commun la maxime d’abstention ne pourrait être généralisée; la maxime affirmative ne saurait l'être non plus d’une manière absolue, car la justice, dans certains cas particuliers peut s’y opposer. Dès que l'agent raisonnable entrs en société, il cesse d'être entièrement maître de ses œuvres et dès lors une obligation générale, comme celle d'assistance, peut être en opposition avec une obligation contractée soit spécialement, soit d’une manière spontanée en vertu du contrat naturel tacie qui lie les hommes dans la poursuite du bien commun. Cette opposition tient à l'essence même de l’idée de société. Rigoureusement, dans la société, l'assistance n'a pas un caractère d'obligation, mis elle revêt un caractère d’exigence. Mais comme nul individu en particulier ne peut être désigné pour accomplir ce devoir, on est porté à en rendre comptable la société considérée comme une sorte de personne. Renouvier n’admet pas cette fiction et veut que tout devoir, individuel ou collectif, soit toujouts attribué en propre à une personne réelle. Mais l’accomplissement du devoir d'assistance est plus facile à réaliser par une entente entre les membres de la société que par actes individuels, et c'est en ce sens qu'on peut dire de ce devoir qu'il est social (1).

Dans la société il y a vraiment un droit à l'assistance pour ceux que la liberté économique réduit à la misère; il ne s’agit pas ici d'aumône, mais bien de justice; l'individu, élevé au milieu de ce milieu artificiel qu'est la société, doit pouvoir tenir « de la volonté sociale au moins cette vie que les autres conditions de la société lui refusent » (2). Renouvier connaît l’objection faite à l’assistance de perpétuer le mal en le soulageant; aussi ne la con-

(x) Science de la Morale, I, ch. xxIt à xxvur.

(2) Manuel, p. 210.

sidère-t-il que comme un pis-aller; il reconnaît qu’elle est impuissante à prévenir ou à corriger radicalement les conséquences antinomiques de la propriété. S'y tenir exclusivement, ce serait nier la justice dans les relations sociales et la remplacer par la bonté « résoudre par l'offre d’une loi de grâce, un problème issu d'un deni de justice (1) ». Il vaut mieux, chaque fois qu'il se peut assister par le travail que par l'aumône, et ce n’est que dans un cas de force majeure qu'on doit accepter une assistance sans travail (2). Si le travail et l'assistance étaient bien organisés, disait le Manuel, les inconvénients qu’on reproche aux machines disparaîtraient ; l'économie de temps que donne la machine serait laissée comme loisir à l’ouvrier; les gains qu'elle réalise seraient distribués aux travailleurs qu'elle évince (3).

L'assistance se présente donc surtout comme un devoir pour la société. La justice veut que tout individu puisse mettre son activié au service de la société, et que la communauté remédie aux abus de la concurrence en fournissant à tous la possibilité de vivre de son travail. Maïs la vraie solution du problème social doit être cherchée dans des institutions de justice (4). L'assistance se ramène au droit, au travail; l'organsiation de ce droit doit être préparée et complétée par des institutions qu redressent la fuite de la propriété aux accumulations et qui rendent à ceux qui en sont privés, des garanties équivalentes pour leur permettre

d'atteindre leurs fins.

(1) Science de la Morale, IT, 42-3.

(2) Petit traité de morale, p. 62.

(3) Cette idée originale qui, pratiquement, consisterait à alimenter les caisses de chômage avec la plus-value provenant des machines, n’est malheureusement qu'indiquée, et comme jetée en passant, dans le Manuel, sans autres développements.

(4) C’est la justice et non la charité qui exigent les relations sociales. Cette idée qui fait le fond des théories sociales de Renouvier est devenue un truisme. La littérature moderne l'a popularisée, Cf. A. FRANCE, Crainquebille, p. 321 sqq. — Bernard Lazare, Les porteurs de torches.

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