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CABANIS AVANT LE 18 BRI M AIR L

Faiiricl, l'aini lilial de (labanis, avait projeté de lui consacrer une notice étendue ; mais il se détourna insensiblement des «Hudes qui lui rappelaient celui qu'il avait perdu. Daunou travaillait à une biographie de Cabanis quand la mort le surprit. Ainsi, dit Sainte-Beuve, la liadilion s'est rompue avant que l'esprit en ait pu être fixé, par un héritier fidèle, dans le portrait du sage (1). Nous ne saurions nous donner pour un de ces héritiers fidèles, mais nous souhaiterions de renouer les traditions philosophiques, historiquement ininterrompues en notre pays depuis le moyen âge, et de faire connaître la vie, les doctrines et l'influence d'un homme qui a été, pendant près de vingt ans, l'un des représentants les plus marquants, et avec Destutt (le Tracy, le principal inspirateur de la philosophie française. Surtout nous voudrions présenter, avec exactitude et impartialité, une doctrine, louée quelquefois sans discernement, plus souvent décriée et condamnée avec la dernière rigueur, mais qui n'a pas encore été exposée sous son véritable jour.

(1) Cf. D. de Tracy, Discours de réception à l'Académie française ; Giuiruené, art. Cabanis [Biographie de Michaud); Dainiron, Essai sur la philosophie en France; Miguet, }\olice; de Rémusat, Revue des Deux-Mondes, 1844; Louis Peisse, lu Médecine et les médecins; Sainte-Beuve, Lundis, passion (ch. vu, § 2) ; etc., etc. Nous avons eu outre eu à notre disposition des lettres inédites de Cabanis, de Biran, de n. de Tracy qui nous ont été communiquées par M. Naville, et un curieux manusl'rit de Cabanis que possède la Bibliothèque de Versailles. Enfin, nous avons consulté, avec l'autorisation de M. Jules Simon, les archives de l'Académie des sciences morales et politiques.

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